HERALDO DE ARAGON

18/07/2020

LA ROTONDA                    Par Javier Garrido Andrés, porte-parole de CREFCO

La pandémie ne doit pas servir d’excuse pour retarder la réouverture du trafic international sur la ligne Pau-Canfranc-Saragosse. Des étapes importantes ont été franchies, mais il manque l’essentiel, l’accord formel entre gouvernements espagnol et français.

La Coordinadora para la Reapertura del Ferrocarril Canfranc-Olorón (CREFCO), avec sa partenaire française CRELOC, avait l’intention de célébrer cette année le 50ème anniversaire de la fermeture de la ligne. Malheureusement, la pandémie dont nous souffrons depuis mars nous a amenés dans un premier temps à suspendre la manifestation que nous avions prévue à Bedous le 27 mars, puis également celle que nous organisons tous les ans autour du 18 juillet à Canfranc.

Nous avons été attentifs aux faits qui se sont produits au cours de 2020 autour de la gare internationale de Canfranc. La restauration de l’édifice historique, les travaux de la nouvelle gare de voyageurs et la mise en place des futures voies ont attiré l’attention, et ont même valu la visite du ministre des Transports, M. Abalos, en compagnie du président d’Aragon, du ministre régional  de l’Aménagement du Territoire, de la Préfète régionale et de la présidente d’Adif. CREFCO était présente pour saluer l’avancée de ces travaux, et plus encore pour réclamer la réouverture de la ligne au trafic international.

Nous comptons bien voir sortir en fin de cette année les études de viabilité et d’interopérabilité de la ligne réalisées avec le concours financier de l’Union Européenne.

Mais nous attendons un pas de plus : le démarrage des travaux de réfection des voies sur les sections non encore réalisées côté espagnol, et le lancement des études des travaux nécessaires à la réouverture de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse et son prolongement jusqu’à Valence par Teruel et Sagunto.

Mais nous craignons que cette pandémie serve de prétexte pour ajourner les travaux nécessaires à la réouverture et de modernisation de la ligne dans les délais prévus jusqu’à maintenant. Le Canfranc doit rouvrir en 2024 ou 2025 et non «avant 2030 » comme on commence à entendre ces derniers temps. L’année 2020 est donc une année de préoccupation pour CREFCO car aux incertitudes que nous venons d’indiquer s’ajoutent les craintes que nous avons sur le budget 2021, à savoir s’il inclut la modernisation, ce qui va bien au-delà de ce que peut réaliser Adif pour la mise en sécurité des quelques trains qui circulent aujourd’hui.

Nous pensons devoir insister sur les propositions de CRELOC et CREFCO pour parvenir à la réouverture dans les meilleures conditions, que nous avons fait figurer dans un Livre Blanc. Nous attendons une avancée dans les projets de travaux. Nous ne voulons pas que cet optimisme puisse laisser croire que tout est acquis, car il manque l’essentiel : un accord formel entre les gouvernements français et espagnol. Et même si cet accord était acquis, nous resterions vigilants, car n’oublions pas qu’il était acquis en 2000, et trois ans seulement plus tard, on a fait marche arrière.

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