Un projet de « Géotrain pyrénéen » pour valoriser le Haut-Béarn | Béarn Adour Pyrénées
Un projet de « Géotrain pyrénéen » pour valoriser le Haut-Béarn
Les membres de Géolval se servent déjà du train pour organiser des excursions géologiques avec les écoliers   Les membres de Géolval se servent déjà du train pour organiser des excursions géologiques avec les écoliers haut-béarnais. L’association souhaite utiliser la voie ferrée pour faire aboutir un projet touristique de valorisation du patrimoine et de l’environnement. Une cagnotte a d’ores et déjà été créée.

© g.b.
 
PAR GILDAS BOËNNEC, PUBLIÉ LE .

L’association Géolval veut profiter de la réouverture de la ligne Oloron – Bedous pour améliorer l’attractivité touristique du territoire, en mettant en valeur le patrimoine des communes traversées par les rails.

Faire de la voie ferrée une opportunité pour mieux découvrir les richesses du territoire : c’est l’ambition de Géolval. Les membres de l’association se servent déjà des rails pour sensibiliser les enfants à la géologie, avec l’aide de l’intercommunalité du Haut-Béarn. Ce mardi, des élèves de l’école d’Asasp-Arros ont pris le train jusqu’à Sarrance, où ils ont pu observer les différentes manières dont l’homme se sert des minéraux, de l’ophite utilisé pour le ballast de la voie ferrée en passant par les galets et l’ardoise qui ont servi à la construction de nombreuses maisons.

Tourisme ferroviaire

Ces sorties font office de galop d’essai pour l’association, dont l’ambition est de voir aboutir un projet de valorisation du patrimoine et de l’environnement autour de la voie ferrée intitulé « Géotrain pyrénéen ». « Nous estimons que la réouverture de la circulation ferroviaire entre Oloron et Bedous est l’opportunité de renforcer l’attrait touristique local », explique Annie Lacazedieu, présidente de Géolval. « La vallée d’Aspe renferme des richesses insoupçonnées : c’est l’un des rares lieux où une voie ferrée transfrontalière traverse une chaîne de montagne. Il s’agit d’un terrain exceptionnel pour la découverte et la compréhension de l’histoire géologique des Pyrénées. »

L’objectif serait de profiter du tracé de la voie ferrée pour « mettre en valeur les ressources géologiques des territoires traversés, par une nouvelle approche culturelle, scientifique et technologique. »L’association souhaite organiser des visites guidées « dans les trains et au départ des gares », grâce à des animateurs et des accompagnateurs qui décriraient « l’environnement, la géologie, le patrimoine bâti et les ouvrages d’art » qui sont donnés à voir par le train lors de son passage en Haut-Béarn. « Ce sera aussi l’occasion de revenir sur la passionnante histoire de la voie ferrée transpyrénéenne », explique Annie Lacazedieu.

Dès cette année, Géolval souhaite la mise en place de panneaux de signalétique « implantés à proximité des gares et haltes de la voie ferrée », qui permettraient d’informer sur la spécificité de chaque gare, mais aussi de conseiller des itinéraires de « géo-tourisme » à proximité.

Annie Lacazedieu en est certaine : « le Géotrain permettrait de soutenir l’activité des professionnels du tourisme en permettant de lancer des animations innovantes, via des trajets aller-retour de Pau à Bedous avec des thèmes adaptés au groupe, ou encore la mise en place de minitreks pour les familles ou les groupes de randonneurs. »

Pourquoi pas jusqu’en Espagne ?

Géolval assure « ne pas vouloir se positionner » quant au projet de réouverture de la ligne jusqu’à Canfranc. La traversée des Pyrénées permettrait toutefois de mettre en commun des activités touristiques avec l’Espagne : « les Espagnols proposent déjà de nombreuses randonnées centrées sur les découvertes géologiques. »

Une cagnotte créée pour équiper 4 stations dès cette année

L’association a sollicité des demandes de financements à la Région, au Département et à l’Union européenne pour son Géotrain. Afin de démarrer le projet au plus vite, Géolval a créé une cagnotte dans le but de lever des fonds pour les premiers investissements. « Pour démarrer nos différentes actions, nous devons récolter au moins 25 000 € », estime Annie Lacazedieu. Dès cette année, il est envisagé d’installer des panneaux dans les gares d’Oloron, Gan, Bedous, et à l’ancienne station d’Urdos. Des sessions de formation pour les encadrants seraient organisées en 2019 en plus de l’équipement des gares de Buzy, Ogeu, Sarrance et Lurbe, tandis que l’aménagement des itinéraires d’excursion serait finalisé en 2020, en même temps que l’installation des derniers panneaux à Bidos, Etsaut, Cette-Eygun, et aux Forges d’Abel. Il est possible de faire un don en se connectant sur https://fr.ulule.com/geotrainpyreneen/.

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