Selon le Croc, la fréquentation n’est pas au rendez-vous pour la Oloron – Bedous.

ATORRENT
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Pour l’association Contre la réouverture de la Oloron-Canfranc, « pas le moindre frémissement de la fréquentation n’est perceptible, deux ans et demi après la mise en service ».

L’association Contre la réouverture de la Oloron – Canfranc (Croc) vient d’effectuer un comptage des passagers sur la ligne ferroviaire Oloron – Bedous pendant une semaine, lors de la mi-février.

Une opération similaire avait déjà été effectuée en 2017. Le comptage des passagers présents dans les rames a été effectué à chaque arrêt à la halte de Bidos en notant les montées et les descentes.

« Pas le moindre frémissement »

« Le résultat est édifiant et pas le moindre frémissement de la fréquentation n’est perceptible, deux ans et demi après la mise en service », assure le Croc dans un communiqué. « Les trois navettes journalières dédiées à la desserte de l’usine Safran (à Bidos, ndlr) du lundi au vendredi ont transporté 158 passagers », soit une perte de 31 passagers par rapport au comptage de 2017. « Elles concernent au maximum 20 salariés usagers, soit 2,5 % seulement de l’effectif de l’entreprise. À raison des 30 mouvements de la navette, la charge moyenne est de 5,2 passagers par rame ».

« Hors ce trafic déjà marginal et spécifiquement limité en ville aux deux premiers kilomètres de la ligne, les quatre allers-retours quotidiens de la liaison Oloron – Bedous ont généré 56 trains transportant 4 passagers par rame sur la section urbaine Oloron – Bidos (225 passagers hebdomadaires, soit 16 passagers en plus par rapport au comptage de 2017) », et « 3,4 passagers seulement par rame pour la liaison Bidos – Bedous (193 passagers sur la semaine) soit 27 voyageurs par jours », selon les calculs du Croc.

« Où sont les retombées spectaculaires annoncées ? »

« La fréquentation estivale est bien sûr censée porter en moyenne annuelle cette fréquentation à un volume de 5 à 6 passagers par voyage qui était déjà assuré naguère par l’autocar de façon considérablement moins onéreuse », font remarquer les membres de l’association, avant de s’interroger : « où sont donc les 265 voyageurs quotidiens prévus par le projet de l’enquête publique ? Où sont les retombées spectaculaires annoncées pour la mobilité des valléens, l’économie du territoire et l’activité touristique ? Où est le train dont l’attraction touristique devait rivaliser avec celle du train d’Artouste et du train de la Rhune ? La réalité est plus dure : on est loin, très loin de l’enthousiasme béat de l’inauguration et de l’illusion célébrée de l’essor promis à la vallée d’Aspe ».

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