EL PERIODICO DE ARAGON

D. L. G.

27/04/2018

Reunión mantenida ayer por representantes de la DGA, el ayuntamiento y la localidad de Pau en Torreón Fortea. - ángel de castro

Saragosse accueillait hier une délégation de la ville de Pau venue faire une offre : implanter dans la capitale aragonaise un vol quotidien avec Pau qui de plus permettrait aux aragonais d’aller jusqu’à Paris. Une liaison aérienne régulière à la fréquence de sept vols par semaine faisant escale dans une ville «jumelle». C’est ce qu’est venu dire l’adjoint au maire Jean Paul Brin, au Gouvernement d’Aragon et à la mairie de Saragosse, qui espèrent une demande potentielle importante qu’ils vont maintenant étudier en profondeur.

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Ce potentiel, selon les explications tant de Brin que de ses correspondants du gouvernement aragonais et de la mairie, réside dans les liens étroits au plan culturel, commercial et touristique entre Saragosse et Pau, à quoi s’ajoute l’attrait de pouvoir aller à Paris. «Si l’avion ne se remplit pas à Saragosse pour aller à Paris, il le fera à Pau, ce qui profitera aux deux», argumente le premier adjoint au maire de Pau.

Des milliers de places disponibles pour les usagers de l’aéroport de Saragosse qui ne sont pas encore programmées parce que, disent-t-ils, la décision est prématurée. D’ici à l’été, c’est impossible. Pour cette année, on verra. Le gouvernement régional va maintenant analyser les secteurs touristique, industriel ou économique qui pourraient tirer parti de cette nouvelle ligne. Pour le moment, on sait seulement que de nombreux touristes de la région béarnaise visitent chaque année Saragosse et l’Aragon, et que le gouvernement régional est très intéressé à resserrer les relations économiques, culturelles et sociales avec le Béarn, une région qui a tant de liens historiques, au plan culturel et économique et de la vie de l’Aragon».

La ville de Pau est venue avec des chiffres qui ont semblé convaincre les représentants de la ville et du gouvernement régional. Même si l’on sait que ce vol aurait une forte concurrence. D’abord, dans le cas de Paris, parce qu’il existe une liaison avec Beauvais qu’offre la compagnie low-cost Ryanair, à bas coût et sans escale intermédiaire bien que sa fréquence ne soit pas journalière. Ensuite, en raison de la proximité géographique de Pau, à trois heures à peine par la route depuis la capitale aragonaise.

Voilà les questions qui doivent maintenant être étudiées. S’il existe réellement une demande potentielle suffisante, à quel prix peut-on raisonnablement le proposer en regard de la route, compte tenu de ses difficultés. En moins d’une heure on pourrait atterrir sur la piste française, par laquelle passent chaque année plus de 600.000 passagers, explique Brin.

Il y a aussi l’aspect financier de ce projet, qui sera toujours plus facile à mettre en place s’il est à coût zéro pour les finances aragonaises. La mairie, bien sûr, a cessé depuis des années de contribuer financièrement  à la promotion de son aéroport à travers la société ad hoc crée par le gouvernement régional. Cependant, la proposition de Pau atterrit en plein décollage de la stratégie baptisée NAVE, qui se propose de faire de Saragosse le Nœud Aérien de la Vallée de l’Ebre. Elle est lancée par le gouvernement aragonais, et la proposition tombe bien pour l’établissement de nouvelles connexions internationales au moment où il étudie des destinations comme le Maroc, l’Allemagne ou l’Italie, entre autres.

Cependant la ville de Saragosse ne se refuse pas à apporter des fonds à la promotion de l’aéroport, car l’important aujourd’hui, explique son représentant, c’est la «collaboration» entre administrations, et cela est à l’ordre du jour.

La proposition de Pau a été accueillie à bras ouverts par le gouvernement régional et la mairie de Saragosse. Et en effet, les touristes français sont les plus nombreux dans la capitale aragonaise, et il y a des antécédents de liaisons aériennes avec le pays et les régions pyrénéennes voisines, tous les vols n’ont certes pas fonctionné comme prévu, mais il est certain que la capitale du Béarn ouvre un large éventail de possibilités : 600.000 passagers l’an dernier, la majorité sur les vols réguliers de Paris et Lyon.

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Mais l’intérêt de Pau se trouve aussi dans les relations commerciales qui pourraient s’établir ou se renforcer avec l’Aragon. Car ses entreprises et fournisseurs aéronautiques génèrent un nombre important de passagers. En outre, elle offre des vols toute l’année vers Nantes, Marseille et Marrakech (qui était dans les projets du gouvernement d’Aragon), et des vols saisonniers avec Nice, Lille et la Corse.

Mais dans l’autre plateau de la balance, il faut prendre en compte les précédents des liaisons aériennes avec la France depuis Saragosse, comme Toulouse, qui bénéficiait des mêmes arguments qu’avance aujourd’hui Pau, et qui a échoué en raison d’une faible demande, ou Paris, dont les déboires sont dus aux décisions de Ryanair.

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