Réouverture de Pau-Canfranc : le CRELOC y croit plus que jamais
Gérard Lopez, trésorier, Javier Carrido pour la CREFCO, Alains Cazenave-Piarrot, président et Jean Luc Palacio, secrétaire du CRELOC

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Par O.I, publié le , modifié .

L’association qui milite pour la réouverture de la voie a tenu son assemblée générale samedi matin à Bedous

Surtout ne plus parler de la Pau-Canfranc, le CRELOC l’affirme haut et fort, il s’agit de la réouverture de la ligne Pau-Saragosse dans toutes ses composantes. Au-delà de la remise en état des 33 km entre Bedous et Canfranc, ce sont en effet 278 km à moderniser avec à mettre en œuvre écartement européen, signalétique, électrification, gares de croisement…

Le retour des études imminent

Au cours de l’assemblée générale de l’association samedi à Bedous, le président, Alain Cazenave-Piarrot, a tenu à faire la précision devant une importante assemblée d’adhérents. Il faut dire que l’optimisme règne, mais avec toujours une très grande vigilance. Le président a reconnu que le discours ambiant évolue. Pour s’être frotté au public pendant l’été sur le marché de Bedous pendant un mois, les bénévoles soulignent que la question qui se pose aujourd’hui est « quand la ligne va-t-elle rouvrir ? ».

Avec le retour des études attendues peut-être pour l’automne, le CRELOC souhaite que la décision politique de la réouverture de la ligne Pau-Saragosse, soit prise rapidement entre les cinq partenaires : les États français et espagnols, les deux régions Nouvelle-Aquitaine et Aragon, et l’Europe. Et de rêver que l’accord officiel soit signé en mars 2020, pour les 50 ans du triste anniversaire de l’accident de L’Estanguet qui a fermé la voie Bedous-Canfranc, date que le CRELOC marquera.

Attention aux devis de la SNCF

Dans son « travail d’accompagnement du processus de réouverture », l’association a identifié des points de vigilance. D’abord une attention portée aux devis pour les 33 km de travaux « nous voulons éviter que la SNCF ne gonfle dangereusement les devis comme elle l’a fait en Occitanie pour la remise en état de la ligne Montréjeau/Luchon ».

Puis le calendrier et le phasage des travaux jusqu’à la mise en service qui, selon les déclarations d’Alain Rousset, président de Région, pourrait être envisagée en 2024. « Mais il convient de savoir ce qui sera fait en 2014 ? est-ce toute la ligne modernisée ou est-ce qu’il y aura plusieurs tranches? »

Avec des militants ingénieurs, très pointus sur la partie technique du dossier, le CRELOC et son homologue espagnol le CREFCO, a édité en 2019, le « livre blanc Pau-Canfranc-Saragosse. Un chemin de fer d’avenir » diffusé auprès des élus et partenaires, et téléchargeable sur le site de l’association. Un document de référence qu’ils vont utiliser pour peser dans les négociations à venir.

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