La candidature béarnaise au label French Tech vise à fédérer les start-up dont bon nombre sont basées sur la technopole paloise Helioparc

SN
Par G.C., publié le , modifié .

La réponse est imminente: le territoire béarnais va savoir s’il peut bénéficier de ce label pour accroître sa visibilité. Quels sont les enjeux? Décryptage avec les acteurs du dossier.

Il n’est pas question, ici, de gros sous ou de subventions d’Etat. La French Tech, c’est autre chose. Comme, par exemple, «la signature numérique d’un territoire» abonde Olivier Farreng. Le directeur de la technopole paloise Hélioparc préfère, en fait, parler de «visibilité accrue», de «réseautage» ou encore «d’accélérateur de croissance».

Ce label national, décliné pour trois ans à différents niveaux selon la taille des territoires candidats (voir le Zoom), n’est pas toujours très lisible, en dehors de la grande messe célébrée chaque année lors du CES de Las Vegas (en janvier). Pour autant, son obtention n’en est pas moins recherchée. La «Communauté Pau-Béarn» attend d’ailleurs fébrilement une réponse à sa candidature, solide, déposée il y a peu. «On nous a parlé de la mi-mars, c’est donc imminent!» confirme un Olivier Farreng plutôt «confiant».

Une «task force»

Il s’appuie en effet sur la qualité de l’expertise locale: «On parle de quoi? De la création d’un écosystème via des actions qui visent à fédérer, animer le territoire. Mais, tout cela, c’est déjà notre quotidien à Hélioparc! Nous montons régulièrement des événements. On sait faire…» Il n’est pas démenti par les faits, loin s’en faut. En quelques jours seulement, une grosse soixantaine de PME et start-up locales se sont effet accordées sur le dossier béarnais.

Il est, aujourd’hui, tout particulièrement tenu à bout de bras par deux acteurs de l’économie locale. A savoir Thomas Othax, qui dirige la société Packitoo, et David Castéra. Ce dernier, connu notamment pour avoir créé le Tanu (un test d’agilité numérique), y croit également dur comme fer. «Ce n’est pas le graal absolu, mais au moins une preuve que le territoire, et pas seulement sur Pau, se bouge», apprécie celui qui sera appelé, en cas de feu vert, à présider une sorte de «task force» (dixit O.Farreng).

Riche de 15 membres, ce comité de pilotage, en fait, sera composé aux trois-quarts de représentants du monde des start-up, trois places étant réservées aux institutionnels (CCI, Hélioparc, Greta). L’étape suivante visera à créer la structure juridique adéquate mais, aux yeux de David Castéra, l’essentiel est bien ailleurs.

«Il y avait un vide, ici»

«Le label «Communauté French Tech» vise, avant tout, à favoriser les vocations et, surtout, à fédérer des territoires autour de ses start-up», développe-t-il. «Et, ici, en Béarn nous avons tout intérêt à voir ce type de communauté se développer car, jusqu’à présent, il y avait plutôt un vide autour de tout ce qui touche à cette filière et à l’innovation en général»

A cet égard, le label espéré constituerait donc «un premier pas important», d’autant que l’ensemble du territoire béarnais – de Pau au bassin d’emplois oloronais – est bien représenté. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts…

French Tech, territoires, communautés…: prière de ne pas confondre

Il est parfois difficile de s’y retrouver dans un tel maquis de labels. Alors, pour faire simple, disons que le second appel à projets (lancé en 2017) était destiné aux «territoires French Tech», plus petits que les 13 métropoles françaises déjà reconnues. Tarbes et le Pays basque en avaient bénéficié, pour une période de 2 ans renouvelable, alors que personne ne s’était emparé de cette opportunité en Béarn. Aujourd’hui, seuls les Bigourdans ont déposé un nouveau dossier de candidature, centré sur la filière «Energies».

Share This