• 1. Le maire Hérvé Lucbéreilh et son adjoint Gérard Rosenthal présentent la contre-allée qui dessert la rue Gassion.

    © Benoît Rouzaud
    2. La voie réalisée mesure 160 mètres de long.
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    3. Un aménagement paysager est prévu entre la contre-allée et la déviation.

Par Benoît Rouzaud, publié le , modifié .

La contre-allée désenclavant la rue Gassion est mise en service depuis quelques jours. Un ouvrage ardemment souhaité par les riverains en proie aux difficultés de circulation.

Corsetée depuis plus de deux ans, la rue Gassion respire enfin.

La municipalité a effectué ce lundi un point après la mise en service d’une contre-allée permettant de transformer ce cul-de-sac en voie à double sens. Un soulagement pour les riverains qui éprouvaient des difficultés de circulation quotidiennement. « La création de la déviation d’Oloron par le Conseil départemental a coupé la rue Gassion en deux et créé une impasse de fait », rembobine le maire Hervé Lucbéreilh. Mécontents, les habitants se sont mobilisés en créant le collectif Notre Dame afin de trouver des solutions avec le Conseil Départemental, puis avec la mairie.

La sécurité de la rue améliorée

Une fois l’achat du terrain acté, la Ville, maître d’ouvrage , a lancé les travaux cette mi-novembre. Un mois après, la chaussée de 160 mètres de long pour 6 mètres de large a surgi de terre. Le montant de ce chantier s’élève à 190 000 € TTC dont 156 000 € (soit le coût hors taxe) sont pris en charge par le Département.

« Pour la Ville, l’opération est quasiment blanche puisque nous avons simplement dû avancer la TVA qui nous sera ensuite remboursée par l’État dans 2 ans via le fonds de compensation », précise le maire. La majorité des résidents accueillent avec satisfaction la construction de l’ouvrage, complétée par l’instauration d’un sens unique avenue De Goès.

« C’est vraiment un plus. Cette contre-allée va surtout être bénéfique pour le haut de la rue qui est vraiment étroit », constate un propriétaire. « Je suis très content de la nouvelle configuration de la rue », abonde Juan-Antonio. D’autres font preuve de moins d’enthousiasme, à l’image de ces deux retraités logeant en haut de la rue « Cet aménagement améliore la sécurité, mais nous craignons une augmentation de la circulation », confient-ils. « C’est très bien, depuis le temps que l’on attendait… Mais cette voie aurait dû être conçue dès l’origine du projet de déviation », tempère Myriam, qui habite au bas de la rue.

Des plantations au printemps

Marc Togorès, membre du collectif Notre Dame, attend « la fin de la réalisation de l’aménagement paysager avant de se réjouir ». Selon les prévisions de la Ville, il devrait être planté début 2019. « Il servira d’écran visuel et phonique », détaille Gérard Rosenthal, adjoint aux travaux et à l’urbanisme.

Sa hauteur sera cependant limitée en raison des préconisations des architectes des bâtiments de France (ABF), selon lesquelles le « Glacis de Notre-Dame » ne doit pas être masqué. Les ABF entendent ainsi préserver la vue sur la succession de petites maisons béarnaises qui composent la rue Gassion.

Les protections anti-bruit se font attendre…

Depuis la création de la déviation d’Oloron, les habitants du bas de la rue Gassion souffrent des nuisances sonores occasionnées notamment par le passage des poids lourds. «En moyenne, 427 camions empruntent cet itinéraire chaque jour », souligne Marc Togores, membre du collectif Notre Dame. Les riverains habitant au bas de la rue souhaiteraient la mise en place d’un écran sonore près de l’étang de rétention. « C’est un autre combat. Le Département devait réaliser des mesures de son…Ce dossier est en stand-by», soupire Christian Boy, du collectif Notre Dame, qui avoue ne plus avoir de contact avec la collectivité.

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