LGV : la liaison Bordeaux-Dax disparaît bien des priorités de l'Etat
Les TGV continueront longtemps à emprunter la voie classique entre Bordeaux et le Béarn

ATORRENT
 
PAR E.N, PUBLIÉ LE , MODIFIÉ .

La ministre des transports a dévoilé ce mardi soir ses priorités. L’entretien des réseaux passera avant la construction de nouvelles lignes

Dans la lignée des préconisations du Conseil d’orientation des infrastructures, le gouvernement souhaite donner, en matière de transport, priorité à l’entretien des réseaux ferroviaires et routiers.C’est ce qui ressort du plan d’action dédié aux infrastructures et dévoilé ce mardi par la ministre des transports Elisabeth Borne. Traduction, si de nouvelles lignes TGV voient le jour, ce sera au compte-gouttes, par phases avec d’abord aménagement des nœuds ferroviaires à l’entrée des gares. L’effort sera en effet effectué sur la remise à niveaux des voies existantes.

Dans le chapitre dédié à la grande vitesse, Elizabeth Borne a listé cinq dossiers prioritaires : Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice, Roissy-Amiens, Paris-Le Havre et Montpellier-Perpignan. Des voies qui seront construites sur le long terme sous réserve que soient trouvées de nouvelles sources de financement (une vignette pour les poids lourds devrait voir le jour). Pour Bordeaux-Toulouse, les entrées de gares seront, dans le meilleur des cas, d’abord aménagées entre 2019 et 2022 avant construction du tronçon central entre les deux métropoles vers 2030.

Bordeaux-Dax, c’est quasiment mort

Quant à la nouvelle ligne à grande vitesse prévue à terme entre Bordeaux et Dax, elle a vocation à rejoindre le cimetière des grands projets abandonnés. Au mieux, ce serait après 2037. Autant dire que le projet, évalué à 9 milliards d’euros, est quasiment enterré.

Il est vrai que sa configuration, imaginée il y a désormais plus de dix ans et qui comprend notamment l’aménagement d’une « gare-betterave » au nord de Mont-de-Marsan, apparaît désormais peu pertinente alors que les pouvoirs publics souhaitent revitaliser les centres-villes et lutter contre l’étalement urbain. Si les élus landais risquent de râler, parions qu’on n’entendra pas ceux du 64 qui ne se bousculaient pas pour défendre ce projet qui n’aurait de toute façon permis qu’un gain de 15 à 20 minutes pour relier Bordeaux depuis les Pyrénées-Atlantiques.

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