LGV Bordeaux-Toulouse : « Tout est encore possible »

Déc 28, 2017 | Ferroviaire, Presse française

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Publié le 28/12/2017 à 15h16 par Jefferson Desport.

Benoît Simian, député LREM du Médoc.

ARCHIVES AFP

Le projet de loi pour les mobilités sera présenté en février. Explications avec Benoît Simian, député LREM du Médoc

C’est en février qu’Élisabeth Borne, la ministre des Transports, présentera son projet de loi d’orientation pour les mobilités. Qu’elles soient routières ou ferroviaires. Explications avec Benoît Simian, député LREM du Médoc, en charge de ce sujet à l’Assemblée nationale.

La SNCF vient de vivre une année 2017 de pannes à répétition. Est-ce acceptable ?

Benoît Simian Ça plus de trente ans qu’on sous-investit dans le réseau ferroviaire. Quand cela arrive dans les grandes gares parisiennes, on en parle pendant des jours, mais c’est ce qu’on vit en province de manière assez régulière depuis des années. C’est pourquoi, il faut mettre le paquet sur les transports du quotidien. Je crois énormément aux RER de province. En particulier à l’échelle de l’aire urbaine.

Où en est le projet de LGV Bordeaux-Toulouse  ?

Tout est encore possible. J’espère qu’il sera inscrit dans le volet de programmation de la future loi. Il est indispensable pour libérer des sillons, développer le fret ferroviaire et les transports du quotidien. On saura fin janvier.

« Dans le Médoc, je pousse pour que nous ayons un TER à hydrogène »

Quelles solutions pour cette rocade bordelaise saturée ?

Si on ne fait rien, ce qu’on vit sur le réseau ferroviaire, on va aussi le vivre sur le réseau routier. Lors des Assises de la mobilité, nous avons évoqué plusieurs pistes : encourager le covoiturage en installant des voies dédiées, ce qui permettra à ses utilisateurs d’aller plus vite. Concernant les poids lourds, qui représentent près de 18 % du trafic sur la rocade, il pourrait y avoir des péages intelligents aux heures de pointe.

Quid de la fin de sa mise à 2X3 voies ?

Je me bats, au sein du Conseil d’orientation des infrastructures, pour qu’on l’inscrive dans le volet de programmation de la future loi. Ainsi que celle de l’A 63 au sud de Bordeaux. Ces chantiers doivent être réalisés. Ensuite, pour les solutions à long terme, je plaide aussi pour que soit inscrit le lancement d’une étude pour le grand contournement de Bordeaux.

Vous croyez donc à la route ?

Avec l’autopartage, le covoiturage et les voitures autonomes, la route a encore un avenir certain. Ce n’est pas pour rien qu’Élisabeth Borne a annoncé un grand plan de désenclavement routier.

Le Premier ministre milite pour la baisse de la vitesse à 80 km/h sur certains axes…

Je n’y suis pas favorable. Par contre, cette mesure pourrait s’appliquer aux routes sans marquage au sol.

Comment réduire l’empreinte environnementale ?

En limitant les mobilités subies grâce au télétravail. En décalant les heures d’embauche pour certaines administrations. Je crois aussi au verdissement des véhicules. Dans le Médoc, je pousse pour que nous ayons un TER à hydrogène, car cette technologie se passe de caténaires. Et dans le Médoc, elles sont à bout de souffle.

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