logo cinco dias

CARLOS MOLINA MADRID 12-10-2015

La diète sévère à laquelle a été soumise l’économie espagnole semble porter ses fruits, du moins dans l’appréciation des organismes internationaux qui la considéraient traditionnellement comme un des élèves les moins appliqués. La bulle immobilière et la forte hausse des prix et des salaires ne sont que quelques-uns des facteurs qui  ont provoqué la perte de compétitivité de l’Espagne face aux autres agents économiques avant le déclenchement de la crise. A ce moment, l’Espagne s’est trouvée en mauvaise position et a dû mettre en œuvre des réformes plus profondes que prévu initialement.

Et ce sont justement ces réformes que le Forum Economique Mondial a évaluées, situant l’économie espagnole à la 33e place au plan mondial. Une position qui ne semble pas à première vue conforme à son poids dans l’économie mondiale, et qui met en évidence une amélioration importante comblant le retard accumulé depuis 2009.

-/-

1444395972_364496_1444424514_noticia_normal

L’indice analyse onze chapitres dans lesquels l’Espagne a progressé par rapport au précédent exercice. La seule exception concerne les infrastructures, qui sont le domaine dans lequel l’Espagne est la mieux placée, en dixième position, mais en baisse d’un rang sur la précédente édition. Le gouvernement attribue ce recul aux restrictions budgétaires qui ont touché  les infrastructures.

-/-

Tous les autres chapitres sont en progrès. En particulier les trois où l’Espagne était la moins bien classée. C’est le cas du développement des marchés financiers (position 77), de l’efficacité du marché du travail (92) et de l’environnement macroéconomique (116). Et dans ces domaines, la réforme du système financier, celle du marché du travail et la consolidation fiscale ont pesé lourd. Le plus fort progrès s’est produit sur le marché financier, qui est passé de la 97e place en 2013, à la 91e en 2014 et à la 77e en 2015. (—)

La réforme du marché du travail de 2012, qui comportait nombre de mesures de flexibilité faisant du licenciement  le dernier recours, a fait grimper l’Espagne de la 115e place (2013) à la 92e (2015).

-/-

Le climat des affaires a également progressé.

-/-

Share This