El País

ÁLVARO SÁNCHEZ

Madrid – 04 janvier 2022

La pandémie est plus répandue que jamais si l’on observe les chiffres record de contamination tant en Espagne qu’au niveau mondial, mais il y a longtemps que le marché du travail suit son propre rythme indépendamment du virus. En 2021, alors que les six vagues de contaminations ont été ressenties avec plus ou moins d’intensité, il y a eu 776.478 affiliations supplémentaires et 782.232 chômeurs de moins enregistrés, selon les chiffres des Ministères du Travail et de la Sécurité Sociale publiés ce mardi. On n’avait pas créé tant d’emploi depuis 2005, lors de la régularisation extraordinaire des immigrés lancée par le Gouvernement.

La rupture des amarres entre la crise sanitaire et l’emploi, indiscutable après 10 mois consécutifs de baisse du chômage, a été renforcée par la levée des restrictions, les progrès de la vaccination et la hausse de la consommation liée à  la remobilisation des économies réalisées dans les foyers.

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Bien que l’Espagne reste avec la Grèce dans le fourgon de queue de l’UE en pourcentage de chômeurs, le bilan face aux précédentes crises est extrêmement favorable.

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Le chômage également reflète  cette reprise, et n’est pas loin de repasser sous la barre des trois millions. Il accumule ainsi 10 mois de baisses, la période la plus longue de la série historique (—).

Le marché du travail offre ainsi au Gouvernement les dividendes politiques que lui a refusés le PIB, l’autre grand indicateur de la marche de l’économie, beaucoup plus en retard non seulement face à l’emploi, mais aussi en comparaison avec les partenaires européens (—).

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