EL PAIS

Manuel V. Gómez

Madrid 25 AVRIL 2019

Le marché du travail espagnol présente une résistance que peu espéraient en période de décélération et d’incertitude intérieure et extérieure. (—-). Sur les 12 derniers mois, il y a une donnée qui ressort : 596.900 emplois ont été créés (+3,14%), selon l’INE. C’est le chiffre le plus élevé sur un an depuis l’été 2007.

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Le taux de chômage, à 14,7% au premier trimestre de ceste année est quelques dixièmes à peine au-dessus de celui de fin 2018 et deux points de moins que l’an passé. L’évolution de ce chiffre met en  évidence l’importante récupération du marché du travail depuis 2013, où il avait atteint son maximum historique à 26,9%. Aujourd’hui il a baissé de plus de 12 points. C’est beaucoup. Mais il reste encore très élevé après 24 trimestres de baisse continue, et le marché du travail est encore un problème à régler.

On peut en dire autant de la précarité. Elle a baissé ce trimestre, et aussi au cours de l’année. Cependant le fait que 25,9% des emplois soient temporaires ne peut être qualifié de positif. A l’inverse, la statistique montre aussi qu’au premier trimestre il y avait 12.124.000 de contrats à durée indéfinie en Espagne, le maximum historique.

La création d’emploi reste poussée par le dynamisme du secteur services, où  429.400 emplois ont été créés dans les douze derniers mois. Le secteur de la construction maintient sa récupération avec 129.500 créations, ainsi que l’industrie avec 32.100. L’emploi public a augmenté de 107.900 personnes.

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