HERALDO DE ARAGON

5/12/2019

RAMÓN J. CAMPO

Tren de mercancías aparcado en la estación de Canfranc, ayer, desde la sede de Silos de Canfranc.

Deux déraillements en un mois, les travaux de l’ADIF (Administrateur d’Infrastructures Ferroviaires) sur l’esplanade de Canfranc, également entre Ayerbe et Sabiñánigo, en Catalogne (suite aux orages), et surtout l’abandon du service de l’opérateur Captrain poussent l’entreprise Silos de Canfranc à abandonner le train de marchandises qui transporte le maïs du sud de la France jusqu’à Martorell.

Luis Encabo, gérant de l’entreprise et ferme partisan du train, signale que l’entreprise a dû faire face à une succession de difficultés au cours des deux derniers mois pour faire circuler un train au départ de Canfranc. Son travail est de faire partir trois trains de 850 tonnes par semaine jusqu’à la région de Barcelone.

En octobre l’activité a été totalement paralysée par le chantier de l’esplanade de la gare de Canfranc et par deux déraillements de trains de l’entreprise française Captrain. Il a fallu envoyer la machine à réparer à Saragosse et on ne l’a récupérée que 15 jours après.

Le premier convoi chargé des deux derniers mois n’est parti  que le 19 novembre et le suivant samedi 23. Mais alors que Silos de Canfranc reprenait son activité, ADIF a fermé la voie entre Ayerbe et Sabiñánigo durant une semaine, tant pour les voyageurs que pour les trains de maïs.

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Après les ennuis en Aragón, se sont ajoutés les problèmes dans la province de Lérida, avec la fermeture du trafic en raison des dégâts causés par les récents orages. Cette situation peut se prolonger trois mois.

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Ainsi les mauvaises nouvelles se sont succédées en cascade et ont servi de prétexte à l’opérateur ferroviaire Captrain pour annoncer à Silos de Canfranc qu’il ne poursuivrait pas le service à partir de janvier «en raison des  problèmes continuels intervenus» et parce que «ce n’est pas rentable». De la même façon, le client Cargill envisage d’abandonner le trafic ferroviaire en raison des difficultés subies.

La seule solution est de revenir vers Renfe ou Continental Rail. On a ouvert une négociation avec la société VTG Rail Europe, propriétaire des silos de stockage du maïs. «Nous approchons VTG pour éviter un transfert du rail à la route, mais la fermeture temporaire pourrait devenir permanente», reconnait-il.

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