PERIODICO DE ARAGON
RUBÉN LÓPEZ
05/08/2019

L’écart de développement industriel entre la capitale et l’est de la province de Huesca ne cesse de se creuser. Le développement de Fraga, le développement de la plateforme ferroviaire de Monzón et l’arrivée de nouveaux projets agroindustriels à Binéfar contrastent avec le déclin industriel que Huesca et le reste du territoire du Haut-Aragon connaissent depuis des années. La proximité de la Catalogne apporte sans doute un avantage compétitif à la partie orientale de la province, mais les syndicats et le patronat soulignent que derrière la prospérité des villes citées, il y a aussi l’activité des entreprises elles-mêmes et des administrations publiques.
Ils regrettent que la capitale provinciale ne dispose pas des mêmes infrastructures routières. «Au plan logistique, tout l’est de la province est beaucoup mieux desservi que la capitale», indique Santiago Lóriz, de la fédération des industries du syndicat UGT Huesca. Tout cela fait que la capitale est exclusivement «une ville de services». De fait, les syndicats ont le sentiment que la province est divisée en deux moitiés. «Dans toute cette zone les entreprises ne manquent pas de s’implanter ; mais à Huesca pas une grande entreprise ne vient, et les petites ont tendance à fermer ou à déménager», regrette le secrétaire général de l’Industrie du syndicat CCOO Huesca, José Vegas.
Le représentant syndical donne l’exemple de cette fuite des entreprises avec l’entreprise de charpente métallique Ventanas y Muros Cortina del Norte, qui a regroupé ses activités sur son siège de Saragosse, touchant une douzaine d’employés. Selon Vegas, ce n’est qu’un exemple du goutte-à-goutte dont pâtit la ville depuis des années. «Il ne reste presque plus d’industries de plus de 50 salariés, et rien ne laisse prévoir d’amélioration».
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Comme le souligne le président de CEOS Cepyme Huesca, José Fernando Luna, (représentant du patronat, NdT), les grands espoirs de la capitale sont les firmes technologiques et informatiques, avec Walqa comme fer de lance. «La clé est la recherche de la valeur ajoutée », indique Luna. Le parc technologique, qui a ouvert en 2002, accueille actuellement 55 entreprises qui emploient plus de 700 personnes, et il souhaite s’affirmer comme pôle d’innovation et de recherche et développement.
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Tant les syndicats que les entrepreneurs insistent sur le grand handicap pour l’attractivité de Huesca et de ses environs que représentent les déficiences de ses infrastructures routières. Vegas souligne, par exemple, l’urgence de rouvrir le garage de trains à Plasencia del Monte, qui est hors service depuis 2007, tandis que Lóriz demande l’amélioration des liaisons ferroviaires de la capitale avec l’est de la province.
LIAISON AVEC LA FRANCE
Le gouvernement d’Aragon souhaite raccorder la plateforme Plhus à la ligne internationale de Canfranc afin d’accroitre sa compétitivité. «Si nous voulons attirer des entreprises, il nous faut améliorer les communications», note Luna.
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