DIARIO DEL ALTO ARAGON
M. J .L.
12/06/2019
Fernando Callizo espère que la demande d’interdire leur passage par la RN-134 n’aboutira pas

HUESCA.- Bien que ce ne soit pas la première fois que se produise la demande d’interdire le passage aux camions de matières dangereuses en vallée d’Aspe sur la RN-134 -la route qui va de Pau au tunnel du Somport via Oloron et qui rejoint la route espagnole N-330-, neuf maires français ont fait un pas de plus en signant un document réclamant l’interdiction de circulation des matières dangereuses.
S’agissant d’une route nationale, la Préfecture est l’organisme compétent pour autoriser une telle interdiction, qui aurait des conséquences très graves pour les industries et les transporteurs du Haut Aragón. « J’espère bien », indique Fernando Callizo, président de l’Association des Transporteurs de Marchandises de Huesca, que la pétition des maires des villages d’Urdos, Borce, Etsaut, Accous, Osse-en-Aspe, Sarrance, Lees-Athas, Bedous et Cette-Eygun n’aboutira pas. De l’avis de Callizo, les neuf maires français feraient mieux de demander à leur Gouvernement central que, plutôt que d’interdire le passage des matières dangereuses, il arrange la RN-134 et améliore la sécurité afin que tous les camions puissent l’emprunter dans les meilleures conditions possibles.
Il rappelle que la RN-134 fait partie d’un axe transeuropéen et que, lors de la construction du tunnel du Somport, les gouvernements français et espagnol se sont engagés à mettre en conformité leurs routes respectives. « Le tunnel du Somport est précisément conçu en fonction des matières dangereuses », précise-t-il, ajoutant que l’infrastructure a été financée sur fonds européens.
Fernando Callizo explique que, pour l’Aragón, le tunnel du Somport est la seule porte de sortie vers la France et l’Europe pour les matières dangereuses, car le passage par le tunnel de Bielsa est limité et que le col du Pourtalet est inadapté. « La sortie directe vers Pau est le tunnel du Somport », insiste Callizo, qui ajoute que le surcroît de kilomètres si les entreprises ne pouvaient plus passer par le tunnel du Somport et devaient se reporter vers les passages frontaliers des régions voisines, pénaliserait leur rentabilité.
« L’Europe offre la liberté de circulation des personnes et des marchandises », rappelle Callizo, qui reconnait les carences de la route, d’où son insistance à demander que « les maires interviennent auprès de leur gouvernement de Paris pour obtenir l’amélioration de la route et l’achèvement des contournements des villages afin d’éviter qu’ils soient traversés ».

 

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