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JAVIER GARCÍA ROPERO MILÁN

29-10-2015

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La compagnie canadienne Bombardier se prépare à concourir pour les près de 40 trains à grande vitesse que Renfe prévoit d’acheter dans les prochains mois. Elle aura pour cela recours à son joyau de la couronne, le modèle V300 Zefiro, qui a déjà remporté un contrat de 50 trains en Italie en septembre 2010 et qui est entré en service en juin de cette année entre Turin, Milan, Rome et Naples (—).

Jusqu’ici, Bombardier a été présent sur le réseau grande vitesse espagnol avec les modèles S-102 et S-112, (« le canard »), qui atteignent la vitesse maximale autorisée de 300 km/h, mais dans les deux cas comme fournisseur de Talgo. L’entreprise a également participé à la fabrication du S-130, « le petit canard », qui atteint la vitesse maxi de 250 km/h.

Le V300 Zefiro, que l’autorité ferroviaire italienne a baptisé « Frecciarossa 1000 », est préparé pour rouler à 360 km/h et peut atteindre 400 km/h en pointe. Cependant, en Italie comme en Espagne, la vitesse commerciale autorisée n’est pour le moment  que de  300 km/h, en raison des caractéristiques du réseau, mais le constructeur n’hésite pas à annoncer « le train le plus rapide d’Europe ». Comme l’a confirmé le président de la compagnie en Italie, Luigi Corradi, on espère que le réseau italien sera prêt d’ici à deux ans pour 350 km/h.

Le dirigeant a également affirmé que le prix moyen de chacun des trains, qui ont une durée de vie utile de 30 ans, tourne autour des 33 millions d’euros, en fonction des spécifications de chaque modèle. Le train est prévu pour rouler sur les principaux couloirs européens, y compris la France et l’Espagne. Dans sa configuration italienne, il se compose de deux wagons de classe premium, d’une capacité de 10 places chacun avec de vastes fauteuils ; deux de classe business ; une exécutive, et quatre de touriste. Chaque train offre 457 places.

La fabrication du Frecciarossa est réalisée en partenariat avec Ansaldo Breda, avec la participation de l’usine Bombardier de Trápaga (Biscaye).

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Le contrat avec les chemins de fer italiens est évalué à 1.6 milliards d’euros, et les 50 trains commandés seront livrés avant fin 2017(–)

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