Le patron des patrons aragonais revient sur la Traversée Centrale des Pyrénées

Jan 31, 2019 | Presse espagnole, Relations transfrontalières

DIARIO DEL ALTO ARAGON
ELENA PUÉRTOLAS
30/01/2019

HUESCA.- La concurrence n’est pas toujours à proximité, et peut être à des milliers de kilomètres, et pour survivre dans un monde globalisé la clef réside dans la logistique, et donc dans les infrastructures. Sur ce thème, le président de CEOE Aragón, Fernando Callizo, reprend la revendication de Traversée Centrale des Pyrénées (TCP), un des principaux axes de communication pour les marchandises vers l’Europe. En même temps, il réclame le dédoublement de la N-II entre Fraga et Alfajarín, ce qui terminerait la réalisation de l’autovía entre Madrid et Barcelone, ainsi que l’achèvement des autovías destinées à relier l’Atlantique à la Méditerranée, et Pampelune à Lérida via Huesca (A-22, A-23 et A-21).
« Les infrastructures sont la base d’une bonne logistique », affirme le président de CEOE qui précise que celles-ci sont vitales pour le développement du territoire et du tissu industriel, et pour augmenter la productivité. Il considère indispensable d’avoir une bonne chaine logistique et de transport, en particulier avec l’irruption du commerce électronique. C’est la seule activité qui ait un taux de croissance de 30 %, et il estime que la province de Huesca doit en faire une force.
Son intervention, sous le titre « Les infrastructures en Aragón : point faible ou point fort », a eu lieu lors du petit déjeuner-Colloque organisé par l’Association des Femmes chefs d’entreprise de la Province de Huesca (Amephu/ BPW Aragón) et par la Confédération des Entreprises de la Province de Huesca (CEOE-Cepyme Huesca), dont il a été président. Il a souligné dans sa présentation son esprit de lutte pour parvenir de Huesca à la CEOE Aragón et a présider la Commission Economie de l’organisation nationale.
« Les infrastructures sont toujours une force », dit-il, et leur manque constitue une faiblesse. Callizo a dénoncé le peu d’intérêt des gouvernements successifs pour les infrastructures, et plus encore si on compare avec les territoires voisins. Il attribue ce fait à la faible densité de population mais il veut compenser ce point faible par des infrastructures. C’est le moment de revoir l’orientation des budgets de l’Etat et des Communautés Autonomes. « Les investissements d’aujourd’hui en infrastructures sont les emplois de demain », a-t-il affirmé.

Le président de CEOE Aragón, Fernando Callizo, considère « absolument essentiel pour Huesca, l’Aragón, l’Espagne et l’Union Européenne la construction du tunnel à basse altitude dans les Pyrénées Centrales, la TCP, car les principaux passages, par Irún et la Junquera, sont saturés. « La TCP garantit à l’Espagne une sortie par son territoire aujourd’hui et toujours », et il faut en faire « une stratégie nationale », « nous devons marcher la main dans la main avec le Gouvernement de la nation ». Il a rappelé le pas en arrière qui a été fait en 2010 lorsque l’Axe 16 dont fait partie la TCP a été retiré des réseaux prioritaires de l’Union Européenne, même s’il reste dans le réseau de base.
Il a également soutenu la réouverture du Canfranc, « compatible avec la TCP mais qui en est indépendant ». Cependant le Canfranc « n’est pas une opportunité logistique », car il ne peut recevoir plus de 15 % des marchandises qui transitent par le Somport.
Il a également cité la ligne Sagunto-Teruel-Zaragoza.
En ce qui concerne les autovías, Callizo a fait remarquer que les derniers tronçons manquants se trouvent en Aragón. Nous nous y sommes mal pris puisque seule la province de Huesca réclame la fin des travaux alors que toutes les régions concernées devraient le demander également.
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