HERALDO DE ARAGON

10 MARS 2021

EUROPA PRESS

Le Gouvernement a évoqué l’éventualité que les quatre trains de nuit qui existaient avant la pandémie, qui reliaient Barcelone et Madrid à la Galice, au Portugal et à la France et qui restent suspendus du fait de la covid-19, ne reprennent pas du service une fois terminée la crise sanitaire.

Cette déclaration a été faite par la secrétaire générale des Transports et de la Mobilité, María José Rallo, durant sa participation à une commission du Parlement, argumentant que le réseau LGV que possède l’Espagne offre des temps de voyage très compétitifs qui remettent en question l’intérêt des trains de nuit.

Cette position de l’Exécutif heurte la tendance en Europe à rétablir progressivement les trains de nuit qui avaient disparu au cours de la dernière décennie, afin d’offrir une alternative à faibles émissions aux déplacements en avion ou en voiture, permettant en outre de profiter du voyage pour dormir dans le train.

En décembre dernier l’opérateur public d’Autriche (OBB), en alliance avec les opérateurs allemand (Deutsche Bahn), français (SNCF) et Suisse (SBB), ont envisagé de lancer plusieurs lignes couvertes par des trains de nuit, dont une qui reliera Barcelone à Zurich à partir de 2023.

Cependant Rallo soutient que les autres pays européens ne disposent pas d’un réseau à grande vitesse comparable à celui de l’Espagne, ce qui peut justifier que ces pays relancent les trains de nuit.  » Le trajet dure aujourd’hui deux heures et demie entre Madrid et Barcelone ou Séville, il n’est pas raisonnable de penser que les trains de nuit soient compétitifs ou attractifs pour les usagers »

A cela s’ajoute l’aspect économique. Renfe a enregistré une perte annuelle de 25 millions d’euros sur les ‘trains hôtels’, même si cette perte a baissé ces derniers temps.

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