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EFE 29/10/2015

Le Gouvernement d’Aragón va insister, avec celui d’Aquitaine, auprès des institutions européennes afin d’obtenir un soutien financier pour la réouverture de la gare de Canfranc.

L’action sera entreprise en commun avec la région française voisine d’Aquitaine, déclare aujourd’hui le président aragonais, Javier Lambán, en conférence de presse dans le cadre de la XXXIIIe Assemblée Générale de la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP), qui se tient aujourd’hui à Andorre la Vieille (Andorre).

« Il y a une possibilité d’avancer vers la réouverture par le canal des fonds du programme POCTEFA qui permet de mettre des petites sommes dans les infrastructures, l’Aquitaine et l’Aragón étant toutes deux intéressées à cette réalisation ».

Lambán a expliqué que l’Aquitaine a récemment fait un pas dans ce sens à Bruxelles en mettant en place un ‘lobby’ pour forcer les décisions européennes en faveur de la réouverture du Canfranc.

« Nous avons convenu avec le président de l’Aquitaine que l’Aragón rejoigne ce ‘lobby’, de même que nous avons envisagé de mettre en scène, au plus haut niveau politique des deux régions, notre soutien et notre pression démocratique auprès de l’UE et des Etats pour que ce projet si important pour l’Aragón se réalise le plus tôt possible », a annoncé le président aragonais.

Une rencontre se tiendra prochainement entre les présidents des deux régions pour examiner la question.

Lambán, qui rappelle que l’Aragón poursuit depuis des années le projet de réouverture du Canfranc « en travaillant directement avec la Commission Européenne et le Gouvernement espagnol », insiste sur l’importance de cette gare pour la région.

La gare de Canfranc a été inaugurée en juillet 1928, mais les liaisons internationales avec la France ont été suspendues le 27 mars 1970, après qu’un train de marchandises ait déraillé côté français, provoquant la chute du pont de L’Estanguet, et l’interruption du service entre les deux pays.

Par ailleurs, les présidents des communautés participantes dans la CTP (les régions françaises d’Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, plus l’Aragón, la Catalogne, Euskadi, la Navarre et l’Andorre) ont traité les questions qui concernent les Pyrénées.

Les régions, comme l’a souligné le ministre des Affaires Etrangères d’Andorre, Gilbert Saboya, se sont félicitées de la hausse de 12 % par les institutions européennes du budget attribué au programme POCTEFA, « dans un contexte économique difficile ».

« Nous y voyons un geste de confiance dans la CTP », a souligné Saboya.

Parmi les questions communes qui ont été mises sur la table figure le changement climatique et ses conséquences sur les Pyrénées, de sorte que le projet d’Observatoire Pyrénéen du Changement climatique doit être une priorité.

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Durant la XXXIIIe Assemblée Générale de la CTP a eu lieu le changement de présidence de l’institution et l’Andorre, après deux années de présidence, a cédé la place à l’Aquitaine.

 

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