El Diario del Alto Aragón
Opinion
24 sept 2026

L’Aragon a cessé d’être une région de passage pour devenir un des grands nœuds logistiques. Le secteur apporte plus de 1,8 Md de Valeur Ajoutée Brute et génère autour de 39.000 emplois. Située entre Madrid et Barcelone et entre la Méditerranée et l’atlantique, pourquoi ne l’est-elle pas entre une grande partie de l’Espagne et la France ? Lors de la journée qui s’est tenue à Saragosse à l’initiative de UNO, l’organisation patronale de Logistique et Transport d’Espagne, a été à nouveau mis sur la table un sujet que la Communauté réclame depuis des années : la nécessité de compléter ses liaisons ferroviaires et de se tourner définitivement vers l’Europe et de le faire en train.
Il est apparu clairement que la réouverture du Canfranc peut améliorer la connexion avec la France. Mais, dans une perspective de long terme, la Traversée Centrale des Pyrénées (TCP) est plus ambitieuse, une opportunité pour le Haut-Aragón, et également pour toute l’Espagne car elle permettrait d’ouvrir une alternative aux passages aujourd’hui concentrés aux extrémités de la chaine. C’est cette même idée qui a Conduit à ouvrir le Somport, mais qui s’est finalement heurtée au goulot d’étranglement qu’est devenue la route d’accès par la vallée d’Aspe, la RN-134. C’est pourquoi aujourd’hui, on n’aspire pas seulement à la réouverture de l’ancienne ligne internationale. Ce n’est qu’un premier pas, mais on a davantage d’ambition pour l’avenir.
L’Aragón dispose de terrains pour la logistique et l’industrie, du talent, de la capacité énergétique et d’une position géographique privilégiée. Le défi est aujourd’hui de convertir ces avantages en un réseau de communications à la hauteur de son potentiel.