HERALDO DE ARAGON

Ramón J. Campo

Zaragoza

08/01/2018

La France a démarré ce lundi le débroussaillage du dernier tronçon de voie pour la réouverture de la ligne Pau-Canfranc-Zaragoza. Ce sont 25 kilomètres entre Bedous et Canfranc, par le tunnel international, et la partie  la plus difficile du trajet qui est reprise depuis sa fermeture en 1970 dans le pays voisin (Pau-Oloron a été ouverte en 2011 et Oloron-Bedous en juin 2016).

Ce chantier va durer deux mois et demi, pendant l’hiver. Le nettoyage de la voie fait partie des projets que finance la Commission Européenne avec 7,5 millions de euros, soit la moitié du coût que financent les deux pays en préalable à la réouverture.

Revoir des machines sur ce tronçon ferroviaire en vallée d’Aspe pour entreprendre le débroussaillage est une bonne nouvelle pour les habitants, qui voient s’approcher la liaison ferroviaire internationale des Pyrénées centrales. « C’est très important de voir depuis la route nationale que les travaux de la ligne sont en marche et que la réouverture va arriver », note Francois Rebillard, porte-parole du Creloc (Comité pour la Réouverture de la Ligne Oloron-Canfranc), qui visitait hier le chantier.

Une entreprise publique de l’Office National des Forêts est chargée de cette tâche pour le compte de  la SNCF, et est financée par la région Nouvelle Aquitaine et la Commission Européenne. Le chantier comporte l’abattage des arbres qui ont poussé sur la voie fermée depuis en 1970.

« En presque 48 ans, qui seront atteints en mars prochain, beaucoup d’arbres ont poussé sur la voie, et l’entreprise qui est aujourd’hui installée à  Bedous travaille également dans le Parc National des Pyrénées », ajoute Francois Rebillard, du Creloc.

Le travail de cette entreprise a également pour objet de fournir des informations sur l’état du terrain sous la voie et dans les plus de vingt tunnels qui existent entre Bedous et les Forges d’Abel, à l’entrée du tunnel international du Somport, de huit kilomètres, qui débouche à la gare de Canfranc.

La Commission Européenne a financé ces projets, sur la voie française dont des parties ont été supprimées pour laisser place à la route et dont le tracé devra être modifié pour permettre la cohabitation du train avec la route nationale 134.

Share This