Le plan d’actions de la French Tech a été présenté ce lundi en mairie de Pau

E.N
Par Eric Normand, publié le , modifié .

L’obtention du très convoité label French Tech ouvre de nouvelles perspectives à l’écosystème numérique du Béarn. Reste désormais à entrer dans la phase opérationnelle.

Place désormais à l’action et aux initiatives.

L’obtention du label French Tech est arrivée comme une jolie récompense mercredi dernier décernée à toute la communauté béarnaise des nouvelles technologies de l’information.

Une distinction qui permet désormais de placer le territoire Pau-Béarn sur la carte de France du numérique. Mais qui oblige aussi à d’ores et déjà se retrousser les manches, le précieux label de l’État n’étant décerné que pour trois ans.

Pour tout le Béarn

C’est la raison pour laquelle les promoteurs locaux de French Tech ont, quelques jours à peine après l’annonce de l’obtention, présenté ce lundi en mairie de Pau les grandes lignes de leur plan d’actions.

Aux côtés du président de l’agglomération Pau-Béarn François Bayrou, les deux chefs d’entreprises qui ont incarné la démarche, David Castéra (start-up TANu à Oloron) Thomas Othax (Packitoo à Pau) mais aussi les représentants des institutions investies dans l’opération – Valérie Demangel (Greta Sud-Aquitaine), Olivier Farreng (Technopole Hélioparc) et Frédéric Dumont (CCI Pau-Béarn) ont mis en lumière quelques ambitions. Avec déjà, un rappel d’importance, le label concerne tout le Béarn et pas uniquement l’agglomération paloise comme l’a pointé David Castéra, un tiers de la soixantaine d’entreprises ayant appuyé la démarche étant situés hors des frontieres communautaires. « Et qui peut bien sûr s’élargir à d’autres entreprises. Nous avons déjà des marques d’intérêt » a complété Olivier Farreng.

Trois ambitions

Le plan d’actions lui se décline en trois grands axes, détaillés par Thomas Othax. À savoir, premier volet, fédérer et animer la communauté des entreprises et acteurs du numériques ; ensuite travailler au mentorat, c’est-à-dire à l’accompagnement de porteurs de projets et enfin, troisième axe, renforcer l’attractivité du territoire Pau-Béarn en musclant son écosystème du numérique. La finalité de tout cela reste évidemment de faciliter le développement des entreprises locales, éventuellement d’en attirer de nouvelles et de créer des emplois innovants en Béarn, quel que soit le segment : géosciences, intelligence artificielle, sciences de la donnée, matériaux, énergie, environnement….

Cette stratégie sera portée et définie par un « board », composé d’une dizaine de personnes, et que continueront à piloter David Castéra et Thomas Othax. Première réunion dès ce vendredi. Et un mois plus tard, nos Béarnais seront présents au French Tech Community Summit à Paris, qui fera office de premier rassemblement des différentes communautés détentrices du label.

Un fonds de 2 milliards

Enfin, les détenteurs du label doivent montrer qu’ils organisent régulièrement des événements. Plusieurs projets sont dans les tuyaux, d’autres existent déjà. Sachant que pour répondre aux besoins des communautés French Tech du pays, l’État va créer un fonds de 2 milliards d’euros qui visent à « cofinancer les initiatives d’envergure. » Bref, y a plus qu’à…

L’enjeu de la formation

Travailler à l’éclosion de start-up du numérique, c’est bien. Que ces dernières puissent trouver localement des salariés former et rapidemment opérationnels, c’est encore mieux. C’est aussi pour cela que le Greta Sud-Aquitaine s’est engagé dans la démarche aux côtés des entreprises et autres institutions locales. Valérie Demangel pointe ainsi le positionnement de l’organisme de formation qu’elle dirige mais aussi le fait qu’il est labellisé, pour six cursus distincts, « grande école du numérique. » Un atout supplémentaire pour participer à la consolidation de la filière en Béarn.

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