#epy2019 – Jean-Jacques Lasserre (CD 64) : « Réduire la fracture numérique »
Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental.

Archives Nicolas sabathier
Par Gérard Cayron, publié le , modifié .

Le Département des Pyrénées-Atlantiques parraine la catégorie « territoire, e-éducation, citoyenneté et inclusion numérique » des Trophées e-py. Une évidence pour son président qui pointe aussi les efforts consentis pour la fibre.

  • Le chantier de la transformation numérique avance en Pyrénées-Atlantiques : où en êtes-vous aujourd’hui ?

Des étapes ont été franchies avec, bien sûr, la création du syndicat mixte auquel ont été associés tous les EPCI. Un contrat a été signé, je le rappelle, avec SFR pour un équipement haut de gamme entièrement basé sur la fibre. Il bénéficiera à 100 % des foyers du département. Il faut rappeler également que tout cela démarrera, concomitamment, dans le périmètre de chaque collectivité tout en étant rationnel par rapport aux différents niveaux d’urgences.

Enfin, nous avons obtenu aussi que le travail soit fait par les sociétés locales, avec des clauses d’insertion intéressantes. On sera très attentifs aux actions de formation et aux équipements des formateurs. Vigilants aussi sur le calendrier car ce programme est lourd et complexe.

  • Concrètement, comment allez-vous aider les populations du département à s’approprier ces nouveaux outils ?

Nous engageons toute une série d’actions, dont le lancement d’un grand programme partenarial d’information. Tous les acteurs ont été réunis et il y aura plusieurs déclinaisons, notamment pour l’utilisation de ces outils. Nous souhaitons que cela se fasse par exemple dans les maisons de pays, là où sont présents les services sociaux du département, …

Une expérience va également être conduite sur deux collèges, à Mourenx et Bayonne. Derrière tout cela, il n’y a qu’un seul objectif : la réduction de la fracture numérique. La volonté est là et on parle du plus gros marché ouvert actuellement dans le 64. Nous bénéficierons aussi de l’apport de l’ancien réseau, Iris 64 (environ 1 000 km de fibres), fait il y a une quinzaine d’années.

  • En interne, comment la collectivité départementale vit-elle cette transformation ?

Il y a une réflexion par service. La dématérialisation concerne désormais tous nos domaines d’activité et le support papier s’efface rapidement. Agents et élus sont attentifs, on sent un vrai changement d’état d’esprit en quelques années seulement.

  • Pourquoi avoir choisi de parrainer la catégorie Éducation des rendez-vous e-py ?

Cela correspond à de très anciennes habitudes de travail, notamment auprès des collèges. Ils ont tous été équipés et, après concertation avec les communautés éducatives, nous avons joué la carte des équipements collectifs.

L’investissement départemental en faveur des équipements numériques dans les collèges représente (hors abonnements internet) plus de 647 000€ en moyenne par an, pour les cinq dernières années.

Les trois nommés dans la catégorie « territoire, e-éducation, citoyenneté et inclusion numérique »

  • Goni.– Goni (www.lemondedegoni.fr/) est une plateforme d’échanges entre particuliers avec une validation des échanges par un système de points, le Goni. La plateforme favorise les échanges de services et permet également des échanges de biens, en toute gratuité. L’objectif de Goni est de créer un réseau d’entraide de proximité pour recréer du lien dans le voisinage, valoriser les compétences et le savoir être des personnes.
  • Les maths en tongs.– L’objectif de ce projet (www.lesmathsentongs.com) est d’aider un maximum d’élèves de la 3e à la terminale à faire sauter leurs blocages en maths. L’approche de Steven Diot est détendue, pragmatique et orientée sur la méthodologie et la motivation de l’élève. Il utilise pour cela tous les supports : site internet, Youtube, email, groupe Facebook d’entraide, des programmes d’e-learning payants, cours particuliers via Skype
  • Prof en poche.– Prof en poche (www.profenpoche.com) modernise le soutien scolaire en proposant aux collégiens et lycéens une aide scolaire personnalisée, adaptative et conversationnelle en phase avec les usages des jeunes. La start-up, installée au sein de la technopole Hélioparc à Pau, associe les méthodes et l’expertise Pieber en centre pédagogique et une application mobile qui intègre un robot conversationnel, baptisé Albert, avec lequel l’élève peut discuter par chat.
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