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Jacques Charrier (à gauche) et Jean-Louis Nicolas (à droite).

Marc Zirnheld
AR E.B., PUBLIÉ LE , MODIFIÉ .
Il y aura deux listes aux élections de la CCI Pau-Béarn. L’expert comptable Jacques Charrier s’associe avec l’ancien président du tribunal de commerce Jean-Louis Nicolas pour monter une liste alternative à celle, sortante, conduite par Didier Laporte.
Il y a quelques semaines on pensait qu’il y aurait 3 listes candidates aux élections de la CCI Pau-Béarn du 26 octobre au 6 novembre. Il n’y en aura finalement en principe que deux. Il y a celle, qui réunit l’essentiel du bureau sortant, qui sera conduite par le trésorier actuel Didier Laporte. Rappelons que le président sortant Patrick de Stampa est atteint par la limite d’âge et ne peut pas se représenter. Cette liste, soutenue par le Medef et probablement par la CGPME, est favorite. Elle ne s’est pas encore présentée officiellement, mais elle prépare activement la campagne à destination des 15 000 votants potentiels.
De leur côté, l’expert comptableJacques Charrier (60 ans) et Jean-Louis Nicolas (69 ans), l’ancien président du tribunal de commerce, pensaient monter deux listes séparées de chefs d’entreprise, il y a quelques semaines. Mais début juillet, ils ont décidé de faire cause commune. « Il nous a semblé intelligent que les deux listes se rejoignent pour travailler de façon efficace », clament les deux hommes. Il fallait néanmoins désigner une tête de liste. Ce sera Jacques Charrier. Mais Jean-Louis Nicolas sera « responsable d’un aspect stratégique fort ». Selon Jacques Charrier, la liste (d’une quarantaine de noms) est « quasiment bouclée ». Elle sera présentée prochainement. Mais on connaît déjà quelques uns de ses principaux membres : Virginie Bélières, Jean-Luc Darthial, Lionel Autaa, Jean-Bernard Lapedaille…
« Se rapprocher des ressortissants »
Jacques Charrier et Jean-Louis Nicolas assurent ne pas vouloir attaquer le bilan de Patrick de Stampa et de l’équipe sortante.  » On veut regarder devant, martèle Jean-Louis Nicolas. Mais on peut se demander pourquoi l’équipe sortante n’a pas fait avant tout ce qu’elle va annoncer pendant la campagne. Pourquoi ne sont-ils pas allés voir les gens ». C’est l’axe de campagne de Jacques Charrier : se rapprocher des ressortissants de la Chambre de commerce, mais aussi travailler avec les autorités politiques :  » La CCI doit retrouver sa vocation initiale d’établissement public au service de toutes les entreprises et du développement du Béarn et de la Soule. Il n’y a pas que Pau ». Un audit sera réalisé afin de déterminer les priorités. « La CCI gère deux écoles et un aéroport. Cela fait partie de son identité, mais ce n’est pas son coeur de métier, souligne jean-Louis Nicolas.Les fondamentaux, ce sont, les commerçants, les industriels et les chefs d’entreprise« .

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« Un management participatif »
Les projets de la liste seront dévoilés plus tard. Mais Jacques Charrier livre quelques pistes. L’aéroport ? « Il faut développer l’offre et rencontrer les tour opérateurs et les compagnie low cost ». L’Ecole supérieure de commerce (ESC) ? « Plusieurs directeurs se sont succédé. Elle est classée parmi les dernières. Le déficit est conséquent. Il va falloir reprendre ce chantier ». Le regroupement avec l’école des métiers du sport (CNPC) sur un même site ?  » Ce n’est pour l’instant qu’un projet immobilier. Il faut un contenu pédagogique ». Le départ de la CCI du centre-ville ?  » Avoir une CCI au coeur de la cité, ce n’est pas si mal que cela. C’est à examiner mais ce n’est pas une priorité ». La gestion du personnel : «  On veut pratiquer un management participatif et  faire confiance aux permanents qui ont de grandes compétences« .

la rep

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