EL PERIÓDICO DE ARAGÓN

JORGE HERAS PASTOR

29/03/2021

Le terminal de conteneurs du Centre Logistique Ferroviaire (CLF) d’ADIF dans la Plateforme Logistique de Zaragoza (Plaza), qu’exploite le géant chinois Cosco Shipping à travers sa filiale CSP Iberian Zaragoza Rail Terminal (CSPZ), est prêt à offrir des services de ferroutage (en mode P-400), ou autoroute ferroviaire permettant le transport de camions sur train. Cela répondrait aux besoins exprimés par le Gouvernement d’Aragon, Adif et l’Autorité Portuaire d’Algesiras, qui souhaitent  une solution alternative au trafic routier de camions en provenance et à destination du Maghreb.

L’entreprise affirme que de nombreux essais ont été effectués pour la gestion de ce type de charges, et le terminal est «tout à fait prêt depuis novembre dernier à opérer ce type de trafic». L’entreprise compte sur la collaboration de grands transporteurs aragonais comme le groupe Sesé ou Marcotrans, qui sont très intéressés» à cette forme de transport qu’ils utilisent depuis des années en Europe.

Le ferroutage offre des avantages de coût (20% inférieur à la route), de risque d’accidents et d’émissions de CO2 (95% de moins).

CSPZ affirme qu’elle est en mesure d’offrir ces services à tout opérateur de transport intermodal qui utilise le ferroutage et nécessite des services de charge/ décharge en Aragon. Elle l’a confirmé à Adif  et à l’Exécutif aragonais –à travers la société Aragón Plataforma (APL) —à l’automne dernier.

Le nombre de PL embarqués qui traversent le détroit de Gibraltar a augmenté de 2% en 2020 (374.000 contre 368.000 en 2019), et tous circulent sur le réseau routier espagnol avec les conséquences en termes de coûts sociaux, d’émissions de CO2 et de sinistres.

La capacité des installations d’Adif à Plaza permettraient de traiter jusqu’à trois trains par jour, soit quelques 180 camions par jour.

En 2020, la filiale de Cosco Shipping a géré 44.400 conteneurs (80.000 en TEU, l’unité de mesure maritime) et plus de 1.400 trains. L’activité a été très affectée par la pandémie, bien que le complexe ait continué de travailler comme opérateur essentiel dans les moments les plus durs.

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