HERALDO DE ARAGON

20/03/2019

Edito

obras

Avec l’ouverture au trafic de douze nouveaux kilomètres d’autovía sur le versant nord du col de Monrepos,  une des infrastructures les plus attendues en Aragon est sur le point de se terminer, et va faire disparaître le néfaste goulot d’étranglement sur la route des Pyrénées. Le grand retard de ce chantier ne gâche pas la bonne nouvelle, mais il est matière à réflexion et doit conduire les autorités aragonaises à mettre la pression sur les nombreux autres projets que la Communauté attend encore.

Le col de Monrepos a été trop longtemps un point critique rendant difficile la liaison entre les Pyrénées et la vallée de l’Ebre, freinant le développement de la montagne. La mise à quatre voies de cette portion de route difficile n’est pas encore terminée, puisqu’il manque encore plus de 3 kilomètres sur le versant sud, mais la partie qui entre en service côté nord, y compris les tunnels de Caldearenas et Escusaguas, permettra d’oublier les longues files d’attente habituelles lors des retours des stations de ski, par exemple. La disparition de ce goulot d’étranglement est également une étape très importante dans l’aménagement du territoire aragonais, mais il n’en est pas moins désolant qu’il ait fallu attendre treize ans pour le mener à bien. Dans l’indispensable renforcement des infrastructures aragonaises, les bonnes nouvelles sont rares. Et cela ne peut faire oublier les nombreux chantiers toujours en souffrance, et qui n’avancent, quand ils le font, qu’à la vitesse de la tortue, freinés par l’absence de volonté politique manifestée par les gouvernements centraux à l’égard du développement de l’Aragon. Voilà un combat que les aragonais et les institutions de la Communauté ne doivent pas oublier. A l’occasion des nouvelles élections, nationales et régionales, il faudra remettre la pression sur les forces politiques pour qu’elles travaillent unies.

 

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