• Pau-Oloron : On a testé les nouvelles vitesses en vigueur sur la RN 134
    24 heures après la pose des panneaux, les usagers restent souvent en deça des limites autorisées.

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  • Pau-Oloron : On a testé les nouvelles vitesses en vigueur sur la RN 134
    Les changements de vitesse restent nombreux entre la sortie de Jurançon et Bélair.

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  • Pau-Oloron : On a testé les nouvelles vitesses en vigueur sur la RN 134
    Avec l’harmonisation des vitesses mise en place depuis ce lundi sur la RN 134 entre Gan et Oloron, le 80 km/h devient la norme sur la route nationale. Même sur la rocade de Gan, qui était jusqu’alors limitée à 70 km/h.

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  • Pau-Oloron : On a testé les nouvelles vitesses en vigueur sur la RN 134
    Les contrôles menés ce mardi ont relevé de nombreuses infractions sur la RN 134.

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Par Sébastien Lamarque, publié le .

Les nouvelles limitations de vitesse de la R134 sont en place depuis lundi, avec de nouveaux panneaux de signalisation. Test complet, aller-retour en vidéo. Après Oloron, en direction de la vallée d’Aspe, il est plutôt question de réduire les vitesses, selon le sous-préfet.

Il faudra sans doute encore un peu de temps aux usagers réguliers de la route nationale (R134) entre Pau et Oloron pour s’habituer aux nouvelles limitations de vitesse entrées en vigueur ce lundi. Pour l’essentiel, cette harmonisation des vitesses  place le 80 km/h comme la norme la plus répandue au fil des 25 km de parcours entre la sortie de Jurançon et l’entrée d’Oloron.

On a testé l’itinéraire et ses nouvelles limitations ce mardi, alors que les nouveaux panneaux de limitation de vitesse ont été installés la veille par les services de la Direction interrégionale des routes Atlantiques. Premier gros changement en partant de Pau, le passage au 80 km/h dès la sortie de Jurançon, après la Fromagerie des Chaumes. La rocade de Gan passe également de 70 à 80 km/h, au grand dam du maire de Gan, Francis Pees, qui juge cette mesure « pas du tout sécuritaire ». Qu’il se rassure, même dans un trafic fluide de fin de matinée, les automobilistes semblent garder l’habitude du 70.

D’autant que l’on cherchera vainement des panneaux indiquant la vitesse sur la rocade proprement dite. Dans le sens Pau-Oloron, le panneau 80 est situé juste après la Fromagerie des Chaumes. Dans le sens Oloron Pau, il apparaît au sortir de la dernière zone à deux voies (conservée à 90 km/h). Pas de rappel que la vitesse est désormais à 80 km/h. Le code de la route, lui, est explicite.

Des usagers encore prudents

Si on est passé de 20 changements de limitations de vitesse à 11 dans le sens Pau-Oloron, la quasi-totalité des changements restent sur la commune de Gan, de la sortie de Jurançon à la côte de Bélair. La succession de virages en montée vers Haut-de-Gan et Bélair oblige toujours à jouer avec les rapports de vitesse. À noter que la deux-voies vers Haut-de-Gan passe de 90 à 80 km/h quand la précédente, à 90 km/h est encadrée de deux zones à 70 km/h.

À partir de Bélair, c’est du 80 km/h jusqu’à l’entrée d’Oloron, à une exception notable et quelque peu piégeuse, à l’endroit des travaux du passage à niveau d’Herrère. La zone de chantier est limitée à 70 km/h. Le panneau de fin de limitation est par contre absent. Et ce mardi, en fin de matinée, les gendarmes étaient postés avec des lunettes au bord d’un champ… Pas de dispositif d’interception. Vraisemblablement un rappel en forme d’avertissement.

Dans le sens Oloron Pau, le 80 s’impose dès la sortie de la capitale du Haut-Béarn jusqu’à la côte de Bélair. A noter que les deux zones de dépassement à deux voies situées dans la montée passent de 90 à 80 km/h. La descente vers feu le radar le plus actif du Béarn, à Gan, compte une portion à 70 km/h, du sommet de la côte de Bélair (avec les tournées vers Buzy et Rébénacq) vers le milieu de la descente, avant de basculer sur le 80 km/h puis le 90 qui reste de mise sur la zone à deux voies qui suit.

On garde toute la gamme des limitations de vitesse en descendant sur Gan. Depuis Haut-de-Gan, cela donne : 80, 70, 80, la deux-voies à 90, 70, 50, 70, la dernière deux-voies avant la rocade à 90 puis 80 jusqu’à l’entrée de Jurançon. En temps, le gain est quasi nul. Le but de cette harmonisation des vitesses sur la R134 est que l’attention des automobilistes soit plus portée sur la route que sur leur compteur. Au vu des premiers essais, on joue encore pas mal sur les rapports de vitesses dans certaines zones. Mais dans l’ensemble, on ne constate pas d’accélération des usagers qui se cantonnent encore souvent aux vitesses antérieures. Prudents, sur une route qui demeure compliquée.

Réduire la vitesse après Oloron

Une opération « coup de poing » était organisée le long de la R134sur le secteur de Bedous, ce mardi. Des unités de la gendarmerie, de Laruns, de la brigade motorisée et du PSIG d’Oloron, de Bedous mais aussi des membres de la Guardia civil espagnole ont été mobilisés pour surveiller le trafic de la RN134. Dans les airs, l’hélicoptère Choucas 65 a également veillé au grain.

Une opération qui allait de la lutte contre le trafic de stupéfiants ou de véhicules au contrôle routier. Le chef d’escadron Lucie Alamargot a relevé de nombreuses infractions, « des vitesses trop élevées en passant par l’utilisation du téléphone au volant ». « L’augmentation du nombre de contrôles sur cet axe faisait partie des engagements de l’État », explique le sous-préfet d’Oloron. Christophe Pecate a sais l’occasion de rappeler que plusieurs projets étaient en cours sur la RN134 : « la suppression du passage à niveau de Herrère, l’agrandissement de la route entre la côte de Belair et Oloron… d’autres aménagements sont aussi en réflexion, en particulier du côté du fort du Portalet, où on réfléchit à la mise en place d’une signalétique ou d’un feu alternatif ».

Une réunion en octobre

Le sous-préfet a en outre informé de l’organisation d’une réunion en compagnie des élus en octobre, pour réfléchir à la meilleure façon de réduire la vitesse au sein de cet axe. Il a aussi évoqué la création des trois déviations d’Asasp-Arros, Cette-Eygun et Urdos : « ce ne sont pas des projets enterrés : il faudrait pouvoir les inscrire dans le prochain Contrat de plan État-Région ».

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