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Les 30 kilomètres qui symbolisent le retard du couloir méditerranéen

EL PAIS

IGNACIO ZAFRA

Valencia              19 MARS 2017

Il manque à peine 30 kilomètres de voie ferrée pour relier Murcia, Alicante, Valencia et Castellón en TGV et lancer le trafic de marchandises. La Encina, un petit hameau de 112 habitants de la région de Valence est devenu le symbole du retard dans la réalisation du couloir ferroviaire méditerranéen, l’infrastructure qui doit faciliter les exportations du littoral est et sud espagnol vers le centre de l’Europe.

Miembros de la Asociación Valenciana de Empresarios, en La Encina (Alicante) en diciembre.

Le président de Mercadona, Juan Roig, et des membres de l’Association Valencienne des Entrepreneurs ont choisi La Encina, hameau né au milieu du XIXe siècle autour de sa gare, comme point de rencontre annuelle pour réclamer la fin des travaux. Ce lobby valencien a été rejoint par les associations patronales de Catalogne, de Murcia et d’Andalousie. En novembre, une centaine d’entrepreneurs se sont réunis à Valence. En février ils étaient 300 à Tarragone, et plus de 500 à Murcia en mars. Et en avril, à Almería, les organisateurs en attendent mille.

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Le couloir méditerranéen —d’Algesiras à la frontière française— vise à relier en TGV les régions du  littoral. Et à renforcer les exportations de fret, grâce à une voie à l’écartement international. L’Espagne avait choisi en son temps l’écartement dit ibérique, plus large que celui qui fonctionne au nord des Pyrénées. Cela oblige, à la frontière française, à changer les essieux des wagons espagnols pour poursuivre vers le nord ou à transborder les marchandises à un train à l’écartement  international. Ces opérations coûtent du temps et de l’argent.

L’écartement international sur toute la longueur de l’arc méditerranéen favorisera les exportations vers l’Europe. Les produits périssables, comme les fruits et légumes, mais aussi d’autres biens. L’usine Ford d’Almussafes (Valence), par exemple, possède sa propre gare dans l’usine, qui est en cours de mise à l’écartement international.

Le chantier en panne autour de La Encina n’est pas le seul maillon manquant du couloir —pour les marchandises celui de Castellón à Castellbisbal, dans la province de Barcelone est beaucoup plus important —. Mais il a été choisi par les entrepreneurs parce que, selon le Ministère de Fomento, il est terminé à 90%. Mais on n’attend pas une mise en service avant 2019.

Vers le sud de La Encina l’horizon s’éclaircit. Le TGV vers Murcia doit entrer en service à la fin de l’année, selon le ministère, rejoignant la ligne Madrid – Alicante.

Le problème se situe au nord. Précisément, ce sont les 30 premiers kilomètres vers Valence. Ce tronçon est en service avec une voie double de largeur ibérique. Mais il est équipé de traverses sont polyvalentes qui permettent de passer d’un écartement à l’autre.

 

“Il suffit de déboulonner les rails et de les replacer au nouvel écartement et de modifier la caténaire à 25.000 volts alternatif”, explique Francisco García Calvo, secrétaire général adjoint de Ferrmed, le lobby européen qui défend les couloirs ferroviaires.

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Les entrepreneurs soulignent le caractère stratégique de l’infrastructure pour l’économie et la cohésion sociale du pays, car les territoires concernés représentent 50% de la population espagnole, 45% du PIB, 47% du tissu productif et 46% des emplois.

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