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La voie est libre pour l’urbanisation de l’esplanade de la gare de Canfranc

PERIODICO DE ARAGON

ZARAGOZA

11/11/2016

Edificio de la antigua estación internacional. - EL PERIÓDICO

Le conseil municipal de Canfranc a approuvé mardi soir à l’unanimité la modification de son plan d’urbanisme, qui permettra de remodeler l’immense esplanade de la gare internationale dès l’été prochain. Cela sera publié prochainement dans le Journal Officiel d’Aragon (BOA) et l’enquête publique de deux mois permettra aux associations et aux particuliers concernés de présenter leurs observations. Dès lors le gouvernement d’Aragon pourra autoriser le projet, considéré comme stratégique tant par la ville que par le gouvernement régional.

Le conseil municipal a donné son feu vert pour que les quelques 20 hectares aujourd’hui à l’état d’abandon puissent devenir un attrait touristique et ludique d’ici à trois ans environ. Un projet étroitement lié à celui qui se négocie par ailleurs entre les Gouvernements d’Aragon, d’Aquitaine, les états espagnol et français et Bruxelles : la réouverture de la ligne internationale de Canfranc, qui reste le trajet ferroviaire le plus court entre Madrid et Paris, et qui a été condamné à l’oubli en 1970 par la négligence et  le désintérêt politique de la France.

Selon le directeur général de l’Urbanisme du Gouvernement d’Aragon, Carmelo Bosque, les longues négociations avec Adif ont été plus fructueuses que prévu. Sur l’ensemble de l’esplanade dite des Arañones, sur laquelle se situe l’édifice de style moderniste de la gare internationale, Adif se réserve 64.000 mètres carrés nécessaires pour assurer le service ferroviaire.

Le reste, soit 133.000 m2, sera destiné à des usages lucratifs qui seront définis ultérieurement. Il y a plusieurs conditions, la plus importante étant que les édifices adjacents à la gare, qui faisaient partie du complexe ferroviaire, seront inscrits à l’inventaire et protégés, et de nouvelles constructions seront interdites. En d’autres termes, les 133 logements prévus (440 à l’origine) ne pourront être neufs et devront réutiliser l’existant qui date du début du XXe siècle.

«Le coup d’envoi est donné et maintenant il faut suivre les procédures, que chacun puisse s’exprimer, puis que les travaux démarrent», a déclaré Bosque. Des travaux dont le coût estimé est de 36 millions. 6 pour la viabilisation et 30 pour la réhabilitation des édifices, du faisceau de voies et pour l’aménagement du pourtour de la gare.

Les recettes économiques n’atteindront pas 30 millions, de sorte que les Administrations publiques devront supporter la différence. Ce qui ne devrait pas faire obstacle puisque cette formule a été préférée à la solution spéculative, qui aurait dégradé l’environnement avec la construction de plus nombreux logements.

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