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ll y a 150 ans, un train circulait pour la première fois en plaine de Nay

Il y a 150 ans, un train circulait pour la première fois en plaine de Nay
La gare de Coarraze-Nay il y a un peu plus d’un siècle.

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Le 20 juin 1867, la nouvelle ligne Pau-Lourdes était mise en circulation.

Le 20 juin 1867 fut la date d’un évènement considérable dans la plaine de Nay. Le train Pau-Lourdes, parti de Pau à 5h15 et transportant quelques voyageurs, circulait sur la ligne nouvellement créée. Le convoi était salué par les populations amassées au bord de la voie pour assister à ce passage inaugural, épilogue d’une longue histoire.

Un projet de la Compagnie du Midi avait à l’origine prévu la création d’ une ligne Pau-Tarbes passant par Ger et Pontacq, projet qui contrariait les élus de Nay lesquels cherchaient à favoriser l’activité textile du chef-lieu liée à celle du nord et de l’est du pays.

Courrier et démarches

Le 9 juillet 1854 ils avaient reçu l’appui indirect du conseil municipal de Lourdes désireux de voir cette ville desservie par une ligne, également pour des raisons économiques, mais aussi pour développer le thermalisme des stations de Bagnères, Barèges,, Capvern et Cauterets. Personne alors ne se doutait que 4 ans plus tard des raisons religieuses viendraient s’ajouter aux deux premières.

On en était là le 13 novembre 1856 lorsque, s’adressant par courrier à Napoléon III, Bernard Lombré, le maire de Nay, demandait que la future voie ferrée desserve sa commune. Rien n’avançant, et après quatre ans de vaine attente, il montait à Paris en 1860 avec un adjoint plaider sa cause auprès du ministre des Travaux publics.

Bonne nouvelle le 25 avril 1862

Deux ans passèrent et la bonne nouvelle finit enfin par arriver le 25 avril 1862. La Compagnie du Midi choisissait le tracé Pau-Lourdes, mais faute d’accord avec les propriétaires de ce qui était encore la commune de Claracq fusionnée avec Nay en 1863, la voie ferrée emprunterait le territoire proche de Coarraze. La Compagnie acceptait toutefois d’associer le nom de Nay à celui de Coarraze pour les raisons d’identification évoquées plus haut.

Si l’on y ajoute les dessertes de Bordes et Montaut, on conviendra qu’entre Pau et Lourdes la plaine de Nay n’est plus le désert ferroviaire qu’elle était jusqu’en 1867.

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