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Echangeurs sur l’A64 : ce qu’ils vont coûter aux collectivités

Echangeurs sur l’A64 : ce qu’ils vont coûter aux collectivités
Le Département s’engage financièrement dans la réalisation des diffuseurs autoroutiers sur l’A64.

© Archive Jean-Philippe Gionnet
PAR SÉBASTIEN LAMARQUE, PUBLIÉ LE .

Le vote du budget du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques prévu ce jeudi au Parlement de Navarre sera l’occasion d’évoquer le coût des échangeurs autoroutiers.

Une délibération marquera ce jeudi l’engagement du Département dans la construction des quatre échangeurs (le terme exact est diffuseurs et demi-diffuseurs) autoroutiers de Morlaàs (Berlanne), Orthez (La Virginie), Carresse-Cassaber et de la RD19. Avec le montant des engagements financiers des collectivités.

On commence par le plus cher : le diffuseur de Morlaàs/Berlanne, pour un coût de 19,6millions d’euros. Les collectivités locales apporteront 4 millions d’euros à l’ouvrage, dont 1,8million pour le Département, 1,4million pour l’Agglomération de Pau et 800 000 pour la communauté de communes du Pays de Morlaàs (Nord-Est Béarn).

19,6 C’est, en millions d’euros, le coût du diffuseur de Berlanne sur l’A64. Les collectivités locales mettront 4 millions

Le demi-échangeur de La Virginie, à Orthez, en direction de Pau, est estimé à 11,3 millions d’euros. Le Département mettra près de 3 millions d’euros, la communauté de communes de Lacq-Orthez 1,8 million et la Ville d’Orthez 900 000 euros.

« L’usager va payer pour l’État »

Le demi-diffuseur de Carresse-Cassaber sera, lui, plus tourné vers les Landes. Il permettra de contourner les communes de Sorde-l’Abbaye et de Peyrehorade et offrira un point d’entrée aux carrières du secteur. Le coût pour les collectivités locales s’élèvera à 8,5 millions d’euros : 2 millions pour les Pyrénées-Atlantiques, 5 millions pour les Landes, 500 000 euros pour l’intercommunalité du Béarn des Gaves, alors que les carriers devraient eux-mêmes apporter 1 million d’euros.
Enfin, Landes et Pyrénées-Atlantiques apporteront 1,7 million d’euros (à parts égales) pour raccrocher la RD19 à l’échangeur actuel de Peyrehorade.

Mais le Département devrait aussi exprimer ses réserves dans la délibération de ce jeudi. « Nous voulons avoir un regard précis sur les descriptifs techniques et les appels financiers qui seront faits sur ces diffuseurs », indique le président Lasserre.
En clair, le Département entend avoir « un rôle moteur » dans la réalisation de ces échangeurs. Mais Jean-Jacques Lasserre semble tiquer sur le montant des chantiers (« on est passé de 10-12 millions d’euros il y a quelques années sur le diffuseur de Berlanne à 19,6 millions d’euros aujourd’hui ») et sur celui des études sur lesquelles ASF (Autoroutes du Sud de la France, groupe Vinci) a aussi la main.

Quant à la participation financière de l’État, « elle va se limiter à l’augmentation de la durée des concessions et à celle du prix des péages : c’est l’usager qui va payer la part de l’État ». Les automobilistes verront le prix des péages augmenter de 0,1 à 0,4 % par an entre 2019 et 2021. Sans compter les augmentations prévues par les sociétés autoroutières.

Le Département n’augmentera pas la taxe sur le foncier bâti

Le Département ne touchera pas cette année encore au taux de la taxe sur le foncier bâti. En moyenne, 169 € par habitant pour un taux de 13,47 %.

La taxe sur le foncier bâti est la seule fiscalité directe sur laquelle peut agir le Département des Pyrénées-Atlantiques. Et le vote du budget qui interviendra ce jeudi au Parlement de Navarre ne prévoit pas d’augmentation cette année. « Cela demande un gros effort de tous les instants, précise le président Jean-Jacques Lasserre. Mais c’est aussi un élément d’attractivité indéniable. »

Le Département des Pyrénées-Atlantiques se targue même de se positionner au taux « le plus bas de la région Nouvelle-Aquitaine ». 13,47 % contre 16,02 % en Gironde ou 22,5 % en Charente-Maritime. Dans les Landes, on est à 14,06 %. Mais rapporté à l’impôt moyen par habitant, c’est un peu en dessous des Pyrénées-Atlantiques : 138 € par habitant contre 169 € par habitant dans le 64.

116 millions d’investissement

« En trois ans, nous avons perdu 72 millions d’euros de dotations d’État », assure le président Lasserre. Et ce, alors que « les interventions sociales sont toujours plus prégnantes, entre les personnes âgées, le RSA (revenu de solidarité active) et les autres solidarités ».

Le budget prévisionnel qui sera débattu ce jeudi prévoit 596 millions d’euros en fonctionnement (en augmentation « maîtrisée ») et 116 millions d’euros d’investissement (le même niveau que l’an dernier avec 95 % de réalisé).

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