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Claude Vidal : « Je veux que Pau soit reconnue comme une ville de cheval »

 

Claude Vidal espère faire connaître et croître davantage la filière équine.

Marion Dubois

 

PAR MARION DUBOIS, PUBLIÉ LE 4 JUILLET 2017 À 19H46, MODIFIÉ À19H48.

Nouveau président du cluster cheval en Aquitaine (SO

Horse Alliance), il dirige aussi la société transport

hippique à Pau et travaille au rayonnement de la filière

équine en Béarn.

 

So Horse Alliance est le seul cluster du cheval en France. « Nous l’avons créé il y a près de 5 ans pour rassembler des entreprises de différents secteurs d’activité, des institutions, des écoles qui travaillent pour la filière cheval » explique Claude Vidal. Le cluster est devenu une association depuis le mois d’octobre, avec le directeur de la société de transport hippique STH-Hipavia pour président. L’idée que chacun mette à disposition des autres ses connaissances, « dans le but de générer du business », le séduit.

Aidé par Babette Schilly, représentante de la filière équine à la CCI, ce regroupement d’intérêt économique vise à conforter l’importance de la filière équine en Pyrénées-Atlantiques. Une filière mal connue des Béarnais selon Claude Vidal. « Combien savent qu’il y a un hippodrome et un centre d’entraînement national à Pau ? » s’interroge le président.

Ce dernier rêve de voir un jour l’emblème du cheval sur un rond-point de l’agglomération. « Je veux que Pau soit reconnue comme une ville de cheval » martèle l’Ariègeois d’origine. La filière hippique représente 800 emplois en Pyrénées-Atlantiques et plus de 2 000 chevaux à 50 km autour de Pau. Ce cluster regroupe 40 membres.

DU RUGBY AU CHEVAL

Ce mandat de président est une première dans le milieu associatif pour celui qui gère la filiale STH depuis Serres-Castet. Huit chauffeurs conduisent environ 4 500 chevaux par an, au départ de Pau. Claude Vidal, lui, a lâché le volant depuis longtemps. À son bureau, une carte routière tapisse le mur derrière lui, un tableau blanc avec le nom de chaque chauffeur est accroché face à lui, il répartit les déplacements des chevaux. Son téléphone sonne toutes les deux minutes ou presque. Il répond aux requêtes des entraîneurs, des éleveurs de poulains ou aux directeurs de haras. Les chevaux voyagent partout en France et dans le monde grâce à sa logistique.

Sa passion pour les chevaux est née après celle pour le rugby. « J’ai dû arrêter le rugby à cause d’un accident. Je voulais continuer le sport, et je me suis dit ‘Je vais faire du cheval !’ » explique l’ancien joueur de 3e ligne. Transporter les chevaux, Claude Vidal en a fait son métier depuis 1987. L’ancien étudiant aux Beaux-Arts rêvait de devenir architecte, mais il ne « s’est pas senti dans cette faune… » rapporte-t-il en plaisantant. En revanche, il montait déjà à cheval « en concours » précise-t-il. L’Ariégeois avait senti qu’il manquait une solution de transport pour déplacer les chevaux. Il a ainsi acheté un vieux van et a conduit sur des millions de kilomètres les chevaux.

« JE DÉTESTE L’À PEU PRÈS »

Puis, en 2002, il saisit l’opportunité de travailler avec un autre univers, celui des courses hippiques. « C’est le milieu qui s’occupe le mieux de ses chevaux » défend-t-il d’un revers de main pour mettre à mal des préjugés tenaces. Aujourd’hui, des courses ont lieu tous les jours en France. Claude Vidal doit pouvoir les transporter depuis Sers vers tous les hippodromes. Avec une règle d’or : « Le cheval doit partir et arriver à l’heure ». Indépendant dans le travail, insomniaque sur les bords, il ne pense qu’à la logistique. « Je déteste l’à peu près », rappelle celui qui vit toujours à fond.

En prenant la présidence de ce cluster, Claude Vidal espère faire connaître et croître davantage la filière équine.

Ligne de vie

Etat-civil : né le 11 mai 1958 à Lavelanet (Ariège)
Parcours scolaire : bac F1 « dessins industriels et mécaniques sur grosses machines ». De 1978 à 1979 : école d’architecture aux Beaux-Arts de Toulouse où il « n’a pas supporté l’ambiance trop babacool!».
Parcours professionnel : de 1980 à 1986, gérant d’une entreprise familiale de peinture. De 1987 à 2002, gérant de STC. Depuis 2002 s’occupe de la filiale paloise de la STH-Hipavia, à Serres-Castet. Depuis octobre 2016 : président du cluster SO Horse Alliance.
Passion : bricolage, ski, rugby.

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