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Accès au centre-ville de Pau : notre palmarès de la fluidité

Accès au centre-ville de Pau : notre palmarès de la fluiditéLe matin, l’accès par la route de Bordeaux est le plus compliqué.

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  • Accès au centre-ville de Pau : notre palmarès de la fluidité
    Les ralentissements sont nombreux au niveau de la rue du XIV-Juillet.

    © Sébastien Lamarque
  • Accès au centre-ville de Pau : notre palmarès de la fluidité
    L’application Waze permet notamment de repérer les voies les plus rapides.

    © AT
Par Kevin Estrade (avec la rédaction), publié le , modifié .

Avec les travaux du BHNS, les temps d’accès au centre-ville sont amplifiés. Au final, l’entrée Nord se révèle la plus lente. C’est par l’Est que l’on arrive en ville le plus rapidement.

Aller d’un point A à un point B : un besoin vieux comme le monde, lot quotidien des usagers de la route. Pour se rendre au centre-ville de Pau depuis la périphérie, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Un constat qui se vérifie d’autant plus depuis le début des travaux des halles et du BHNS et les nombreux ralentissements qu’ils génèrent. Voici donc notre classement des principales entrées de la ville, de la moins fluide à celles par laquelle on circule le mieux.

1. Depuis Serres-Castet : 17,78 km/h

À cette vitesse, on a largement le temps d’admirer les montagnes ! Avec une moyenne de 17,78 km/h pour avaler les 8,3 kilomètres entre le rond-point d’entrée de Serres-Castet et le centre-ville, l’entrée par Pau-Nord est la plus lente de toute.

Sur cet axe, les premiers ralentissements s’observent dès le départ avant de s’accentuer dès l’arrivée au rond-point de l’hippodrome.

En passant par la rocade, la première vitesse est la règle. On enclenche même le point mort à plusieurs reprises en arrivant devant le Zénith. Toujours à vitesse réduite, l’arrivée a proximité du tracé du Bus à haut niveau de service (BHNS) se fait déjà sentir à partir du rond-point de l’autoroute. C’est même les uns « garés » derrière les autres que les véhicules empruntent l’allée Catherine-de-Bourbon.

Mieux vaut ensuite ne pas avoir de bus devant soi puisque deux arrêts sont installés allée Condorcet, où depuis le début des travaux du BHNS, la circulation se fait à une seule voie. Le trafic s’arrête donc fatalement au moment de la pose ou de la dépose des usagers du bus. La circulation s’accélère toutefois à l’approche du centre-ville, les véhicules s’étant ventilés d’eux-mêmes à travers la ville tout au long du trajet.

Seconde alternative pour les automobilistes qui arrivent depuis le Nord de la ville : passer par la route de Bordeaux. Mais avec une vitesse moyenne de 16,2 km/h, cette solution n’apparaît pas idéale, la faute notamment aux multiples feux tricolores de la rue Jean-Mermoz.

2. Depuis Gan : 21,10 km/h

Depuis la route d’Oloron, l’accès s’avère également difficile. Sauf que cette fois, les travaux n’ont aucun impact : c’est pareil toute l’année.

Aux heures de pointe, les premiers ralentissements apparaissent quelques centaines de mètres avant le rond-point de la sortie de Gan. Des bouchons qui durent jusqu’au feu rouge de l’avenue Rauski. Si la circulation se fluidifie légèrement après ce feu, la galère reprend quelques kilomètres plus loin, au bout de l’avenue Henri-IV à Jurançon. Une galère qui se poursuit au niveau de l’avenue du XIV-Juillet et de ses quatre feux tricolores. Les mauvais jours, il faut parfois un quart d’heure pour traverser les 800 mètres de l’avenue. La preuve avec les bus, eux-mêmes régulièrement surpris par la lenteur de cet axe : le T2 avait ainsi 7 minutes de retard le jour de notre test.

Au final, la traversée des 10,8 kilomètres depuis le rond-point de l’entrée de Gan, a été faite en 29 minutes, soit une moyenne de 21,1km/h.

3. Depuis Morlaàs : 24,28 km/h

Troisième accès le plus lent de notre classement : la route de Morlaàs draine une grande partie des automobilistes du Nord-Est Béarn. Au bout de l’avenue de la Résistance à Morlaàs, à l’endroit même où démarre notre chronomètre, les premiers bouchons se font vite sentir pendant les heures de pointe.

Un peu plus loin, ça ralentit de nouveau avenue Nobel, la faute, à la fois aux nombreux feux tricolores, mais aussi au flux de véhicules qui s’arrête aussi bien chez Total que dans les nombreuses entreprises alentour.

Les travaux du centre-ville n’ont aucun impact sur cette entrée de ville. Au total, les 8,5 kilomètres entre la sortie de Morlaàs et le centre-ville sont réalisés en 21 minutes, le tout à une vitesse moyenne de 24,28 km/h.

4. Depuis Lescar : 28,17 km/h

Les automobilistes de l’Ouest de Pau sont légèrement moins concernés par les ralentissements. Depuis le rond-point d’Euralis, il faut toutefois 23 minutes pour boucler les 10,8 km qui mènent au centre-ville, soit une vitesse moyenne de 28,17 km/h. Et si des ralentissements sont constatés notamment du côté de l’entrée de Billère, la circulation reste assez fluide. L’impact des travaux se fait toutefois sentir à deux pas de l’arrivée parking Bosquet puisque le passage provisoire de la rue Lespy en sens unique oblige les automobilistes à un détour par la rue Henri-Faisans.

5. Depuis Laroin : 29,36 km/h

Toujours depuis l’Ouest de Pau, la moyenne s’accélère encore un peu en démarrant depuis le rond-point de la station-service de Laroin. À 29,36 km/h de moyenne, les 9,3 km sont avalés en 19 minutes, le tout en passant par l’avenue du Corps Franc Pommies à Jurançon, puis par le pont d’Espagne. Sur cet axe, les seuls ralentissements notables se trouvent au début, sur la rocade.

6. Depuis Narcastet : 29,64 km/h

L’accès depuis la plaine de Nay s’avère parmi les plus rapides. Première des trois entrées possibles depuis cet axe : l’axe Arros-de-Nay – Mazères-Lezons. En déclenchant le chronomètre au niveau du rond-point entre Narcastet et Rontignon, l’entrée dans l’agglo de Pau se fait à bonne vitesse malgré une succession de villages qui empêche de dépasser les 50 km/h.

Une fois à Mazères, le choix a été fait de continuer tout droit pour rejoindre la rue du XIV-Juillet via Gelos. Cet accès au parking Bosquet permettant d’éviter les zones de travaux, les 8,4 km du trajet sont avalés en 17 minutes, soit une myenne de 29,64 km/h.

7. Depuis Assat : 30,35 km/h

Trajet parallèle à celui depuis Narcastet, l’entrée par Assat est toutefois plus rapide. En passant par le rond-point de l’avenue Albert-1er de Bizanos, on évite ainsi de passer par la rue du XIV-Juillet, ses feux et ses bouchons.

Des ralentissements s’observent malgré tout puisque l’entrée de Bizanos a tendance à agir comme un goulet d’étranglement. Elle reçoit, en effet, les automobilistes venus d’Assat et de Bordes, mais aussi une partie de ceux qui arrivent depuis Narcastet. À certaines heures, ils peuvent toutefois être assez importants. Pas de quoi faire baisser la moyenne de vitesse, puisque les ralentissements s’arrêtent après le feu tricolore du croisement de l’avenue de l’Yser.

La circulation est ensuite à nouveau fluide jusqu’au point d’arrivée. Au final, la vitesse moyenne est de 30,35 km/h et les 8,6 km sont réalisés en 17 minutes.

8. Depuis Ousse : 33,2 km/h

Voie d’accès de première importance pour entrer dans le centre-ville, la route de Tarbes n’en est pas moins plutôt rapide. En déclenchant le chronomètre route de Tarbes, au croisement pour se rendre à Ousse, les premiers ralentissements se font sentir au niveau du rond-point des meubles Laclau et de la route de Tarbes. Ça circule ensuite plutôt bien jusqu’au supermarché Auchan. Ce n’est qu’après, au niveau de l’avenue du Général-Leclerc que les feux tricolores peuvent légèrement ralentir le temps d’accès.

9. Depuis Bordes : 33,47 km/h

Avec une vitesse moyenne de 33,47 km/h depuis le rond-point de l’Intermarché de Bordes-Assat, l’accès depuis la sortie de Bordes est le plus rapide. Une différence qui s’explique par une portion de six kilomètres limitée à 90 km/h jusqu’au rond-point de la D808. Et si la fin de cette portion bouchonne régulièrement, ces ralentissements ne suffisent pas à faire baisser la moyenne. Cet accès rejoint ensuite Bizanos où la fluidité est la même qu’en partant depuis Assat

En vidéo : la traversée des bouchons depuis Serres-Castet jusqu’au centre-ville de Pau

 

Les applications mobiles pour éviter les bouchons : une solution qui séduit

Et si la parade aux embouteillages était le smartphone ? C’est en tout cas l’intuition de plusieurs applications mobile qui proposent de cartographier en direct les accès les plus rapides, et donc d’éviter les bouchons.

Les utilisateurs premiers acteurs

Pour y parvnir, ces applis utilisent directement les utilisateurs lesquels en installant le programme, envoient leurs données qui permettent alors de localiser là où il y a du monde, et donc là où ça coince. Pour affiner les résultats, les utilisateurs peuvent aussi directement indiquer les travaux, les bouchons mais aussi les stations-service, les accidents. Certaines applis permettent même d’indiquer la présence de la police. Une publicité que ces derniers cherchent toutefois à faire interdre.

Avec en moyenne à Pau, l’application Waze est l’une des plus actives en ville. Les travaux y sont plutôt bien signalés avec des mises à jour assez rapides lorsqu’un chantier s’installe ou quitte un endroit. Grâce à son important réseau d’utilisateurs, Waze est capable de proposer des itinéraires bis qui font vraiment gagner du temps.

Exemple ce lundi en fin d’après-midi où, pour aller de l’hyper-centre au Nord de la ville, Waze propose systématiquement de paser par les endroits les moins bouchés.

On les rues parallèles que la circulation se fait par exemple à 14 km/h de moyenne rue Jean-Mermoz et qu’il vaut donc mieux privilégier l’avenue de Montardon puis le cours Léon-Bérard, deux rues où la circulation se faisait alors à 30 km/h de moyenne.

►Cliquez sur l’infographie pour l’agrandir

La République des Pyrénées

 

Décryptage : urgence au Nord

La situation révélée par notre enquête n’étonnera pas grand monde. Mais ses résultats sont aussi à nuancer. Bien plus que les seuls travaux du BHNS (Bus à haut niveau de service), le développement des ralentissements aux entrées de ville est d’abord à chercher dans plusieurs décennies d’étalement urbain et l’explosion démographique des couronnes périurbaines au détriment des villes du cœur de l’aire urbaine paloise. À ce titre, le cas du Nord est symptomatique de ce phénomène. Très peu irrigué par les transports en commun (pas de liaison ferroviaire par exemple), il voit un grand nombre de ses résidents converger chaque matin vers les zones d’emplois paloises et affronter des kilomètres de bouchons. Conséquence, alors que les élus communautaires commencent à évoquer une ligne 2 du BHNS au sein de l’agglomération (qui relierait l’Ouest au Nord-Est), peut-être devront-ils se pencher très vite sur une ligne 3 qui, accompagnée de l’aménagement de nouveaux parkings relais, permettrait de mieux servir les communes situées au-delà de la rocade mais aussi l’aéroport et ses zones d’activités. Ce qui serait sans doute bien plus utile, et écologique, que de nouvelles voies ou routes dédiées aux voitures individuelles.

Méthodologie : le choix de calculer la vitesse moyenne

C’est la limite de ce genre d’exercice : on ne circule jamais de la même façon d’une semaine à l’autre, d’un jour à l’autre, voire d’un quart d’heure à l’autre. Pour être le plus équitable possible entre les différents trajets, nous avons donc réalisé chaque chronométrage un jour de début de semaine, par beau temps, en déclenchant le chronométrage à chaque fois entre 8 h 30 et 8 h 40.

Chaque parcours dure entre 8 et 11 kilomètres, le point d’arrivée étant invariablement situé à l’entrée du parking Bosquet, en centre-ville.

Nous avons ensuite calculé la vitesse moyenne en nous basant sur le temps de trajet et la distance. Le but n’étant pas d’obtenir un résultat scientifiquement irréfutable – chose impossible – mais bel et bien d’obtenir une tendance.