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A Rennes, Emmanuel Macron freine les autres projets LGV

A Rennes, Emmanuel Macron freine les autres projets LGV
Au-revoir aux grands projets d’infrastructures ? Dans son discours, Emmanuel Macron a indiqué ne pas vouloir relancer de nouveau grand projet ferroviaire.

© AFP
PAR E.N, PUBLIÉ LE , MODIFIÉ .

Lors de l’inauguration de la LGV Paris-Rennes, le président de la République a dévoilé sa feuille de route en matière de transport : priorité à l’entretien et coup de frein sur les grands projets. Adieu LGV GPSO ?

Dès samedi matin en Gironde, à la faveur de l’inauguration de la LGV Tours-Bordeaux, le ministre de l’Écologie Nicolas Hulot et sa collègue des transports Élizabeth Borne avaient annoncé la couleur. Priorité désormais aux transports du quotidien. « RER, TER, Métro… » pointait ainsi Nicolas Hulot. Mais c’est en soirée qu’Emmanuel macron a donné ce qui ressemble à un coup de grâce aux projets de futures lignes à grande vitesse.

Depuis Rennes, où il inaugurait pour sa part la nouvelle ligne Le Mans-Tours, le président de la République a dévoilé une feuille de route en matière de transports qui condamne a priori les grands projets, à l’image de celui baptisé GPSO (pour Grand projet du Sud-Ouest) qui doit, via l’aménagement de deux tronçons, relier Dax et Toulouse à Bordeaux.

Pas de grands projets nouveaux

Citons quelques extraits de la parole présidentielle : « Les infrastructures essentielles à notre attractivité sont insuffisamment entretenues » ; « l’accroissement de la dette du réseau ferroviaire ne pourra se poursuivre » ; « le combat que je souhaite engager, c’est celui des transports du quotidien, mobilité prioritaire à nos yeux » ; « le rêve des cinq prochaines années ne doit pas être un grand projet comme celui-là » ; ou encore « la réponse aux défis de notre territoire n’est pas de promettre des TGV ou des aéroports à tous les chefs-lieux des départements de France ». Et, pour ceux qui en douteraient encore, Emmanuel Macron a bien indiqué « ne pas relancer de projet nouveau, mais s’engager à financer tous les renouvellements d’infrastructures, les échelonner dans le temps, de manière organisée, orchestrée, afin de donner de la visibilité aux acteurs ». Il est des éloges funèbres plus sibyllins.

Reste que le président a aussi promis des investissements de proximité, comme par exemple un travail sur les nœuds ferroviaires à l’entrée des gares, dont la résorption permettra aux voyageurs de gagner de précieuses minutes. Sur le terrain, une consultation par territoires permettra de définir les priorités avant l’adoption d’une loi sur la mobilité en 2018. En matière ferroviaire, la liste du 64 pourrait donc être longue.

La LGV GPSO enterrée ?

Dans les faits, le président et ses ministres ont douché ce week-end les espoirs des promoteurs de nouvelles lignes à grande vitesse, à l’instar du maire de Toulouse qui s’en est ému sur les réseaux sociaux. Et l’appel de l’État contre la décision du tribunal administratif annulant la déclaration d’utilité publique des aménagements au sud de Bordeaux apparaît désormais comme un coup d’épée dans l’eau.

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